ELEMENTS SENSITIFS DES CŒLENTERES
reconnaître des éléments vibratiles, des cellules glandulaires, des cnidoblastes et enfin des sortes de bâtonnets longs et étroits, renflés au niveau d'un noyau et munis d'un cil rigide (fig. 2). Il est permis de considérer ces
Fig 2. — Coupe schématique de la peau d'un Cœlentéré montrant une cellule à nématocyste et ses rapports avec les autres éléments. — a, Lamelle mésodermique de soutien. — b. Pédoncule du cnidoblaste (de Hamann). — c, Cellules épithéliales cylindriques ordinaires. — d^ Leurs noyaux- — «, Muscles striés longitudinaux. — /, Cellules musculaires sous-épithéliales. — g, Leurs noyaux. — *, Cellule ganglionnaire sous-épithéliale. — i, Fibre nerveuse tangentielle, — *, Noyau de la cellule ganglionnaire. — /, Cellule épithéliale sensitive. — m. Son noyau. — «, Cil tactile ou palpocil (Wright). — o. Cils des cellules épithéliales ordinaires. — p, Nerf mettant en rapport la cellule nerveuse et le cnidoblaste. — q, Enveloppe protoplasmique contractile du cnidoblaste. — r, Noyau du cnidoblaste. — s, Nématocyste. — /, Son ouverture. — Uy Cnidocil (Schufee). — v, Fil urticant pelotonné à l'intérieur du cnidoblaste. (D'après Lendenfeld.)
derniers comme des éléments spécialement affectés à percevoir les sensations, comme la première indication d'un neuro-épithélium. Dans la région profonde de Tectoderme, au-dessus de la membrana propria ou de
la couche dite mésodermique, on trouve des cellules musculaires et des éléments nerveux, cellules et fibres qui peuvent être, suivant les cas, dispersées en plexus, ou réunies dans certaines zones circulaires, comme par exemple au bord du vélum des Méduses, de façon à constituer le premier rudiment d'un organe qui est ici le système nerveux.
Les ^conclusions qui semblent s'imposer lorsqu'on étudie la structure des parois du corps des Cœlentérés sont d'abord : l'existence d'une différenciation histologique avancée, et ensuite le défaut de groupement des éléments anatomiques qui remplissent les mêmes fonctions dans des régions spéciales et distinctes. Par conséquent, les fonctions qui, chez les Protozoaires, sont exécutées indifféremment par le protoplasma tout entier, se sont localisées ici dans certaines cellules épithéliales; mais ces éléments ectodermiques sont mélangés; de telle sorte que, s'il est permis de dire qu'une cellule est glandulaire, que telle autre est tactile ou urticante, on ne peut que rarement décrire un organe glandulaire ou sensitif. 11 existe cependant quelques parties du corps de ces êtres qui possèdent des rôles particuliers. Nous ?.vons déjà montré que les tentacules sont particulièrement sensibles au toucher, et, à côté de ces organes, nous placerons les bourses chromatophores qui, à cause des nématocystes dont elles sont garnies, peuvent en effet être considérées comme des organes urticants et sensitifs.
Etudions d'abord les éléments anatomiques isolés qui servent surtout au toucher, nous examinerons ensuite si quelquefois ces éléments ne se groupent pas