CHEZ LES VERS PLATS 7I
cher de quelques Protozoaires ; les autres possèdent au contraire des organes si bien construits qu'ils méritent d'être mis à côté des Arthropodes. Ces faits sont surtout évidents lorsqu'on étudie les organes des sens supérieurs comme ceux qui constituent l'appareil visuel, mais ils apparaissent déjà dans le plus élémentaire de tous, dans le toucher. Ces considérations nous indiquent Timpossibilité de décrire le sens tactile dans un paragraphe et en même temps chez tous les Vers, elles nous obligent à suivre un ordre diflférent de celui que nous avons adopté à propos des types précédents et à examiner les organes du toucher successivement dans les différentes classes. *
Plathelmïnthes. — Epitbélium vibratile et sensitif de ces y ers. — On décrit, sous ce nom, des Vers faciles à reconnaître à leur forme aplatie, à la mollesse et à la fragilité de leur corps. Ces animaux comprennent des genres à vie parasite et d'autres qui vivent d'une existence libre et errante. Ces derniers qui nous intéressent surtout, sout groupés dans Tordre des Turbellariés et dans celui desNemertines.
Les types parasites, c'est-à-dire les Cestodeset lesTrématodes doivent être considérés comme dépourvus de toute sensibilité spéciale; leur existence au sein d'autres organismes dans lesquels ils trouvent tout ce qui est nécessaire à leur vie, a fait disparaître les différenciations anatomiques affectées, chez les formes voisines et parentes, à percevoir les modifications du milieu extérieur. Personne ne pense, je crois, trouver des appareils visuel et auditif chez cqs Vers et l'existence même d'un sens tactile nous paraît devoir leur être refusée. Si nous exa-
minons en effet, les téguments généraux des Cestodes et des Trématodes, nous trouvons qu'ils sont recouverts d'une couche cuticulaire épaisse, peu favorable à l'exercice du toucher.
La plupart des auteurs qui se sont occupés récemment de rétude des Planaires ont signalé l'existence d'un plexus nerveux sous-cutané, surtout apparent à la face dorsale et bien développé dans la région céphalique. L'existence de ce plexus permettrait déjà de supposer la présence d'une sensibilité tactile générale. Cette sensibilité est d'ailleurs facile à démontrer par l'observation directe. Tous les zoologistes qui ont observé les mouvements de ces animaux, ont remarqué combien ils sont sensibles au contact des objets extérieurs. Leur segment antérieur est surtout intéressant à ce point de vue. Lang fait remarquer que les mouvements que l'animal exécute avec cette région, montrent beaucoup de ressemblance avec des mouvements de palpation. On sait d'ailleurs, que quelques-uns d'entre eux réagissent si vivement au contact des corps qui les blessent, qu'ils se brisent souvent en plusieurs morceaux.
Les anatomistes qui se sont occupés de l'étude attentive de ces Vers, guidés par les observations que je viens de rappeler, se sont appliqués à trouver dans la peau de ces êtres des éléments remplissant plus particulièrement des fonctions tactiles. Les recherches de Keferstein, de Làng et de Delage , celles plus récentes encore de Bôhmig, nous apportent quelques données exactes à ce sujet. Mais auparavant nous devons nous demander si répithélium vibratile qui recouvre la surface entière du corps de ces animaux est incapable de percevoir les