‹ Les sens cnez les animaux inférieursChapitre 24 sur 78 · ELEMENTS EPITHELIAUX DES PLANAIRES · texte numérisé non relu

ELEMENTS EPITHELIAUX DES PLANAIRES

contacts. Les considérations générales dans lesquelles nous sommes entré dans les premiers chapitres de ce livre, le fait que l'on admet au rang d'organes sensitifs des formations vibratiles qui se rencontrent chez des animaux plus élevés en organisation dont le reste du corps est protégé par une cuticule, enfin l'existence de cellules épithéliales à cils vibratiles au point de terminaison de certains organes des sens spéciaux comme les otocystes, nous autorisent à admettre que l'épithélium à cils vibratiles, joue un rôle important comme organe de sensibilité tactile générale aussi bien chez les Turbellariés que chez les autres Invertébrés. Le fait même de l'existence d'une couche cellulaire à cils vibratiles sur toute la surface du corps de ces êtres peut donc nous expliquer la sensibilité si délicate de leur peau.

Outre cette sensibilité tactile générale qu'il est permis d'attribuer à toute la couche épithéliale externe, on trouve chez quelques Planaires des éléments spéciaux, que les savants qui se sont occupés de Tétude de ces Vers considèrent comme sensitifs. Nous devons particu-. lièrement citer les faisceaux de poils délicats, fins, flexibles, immobiles décrits par Keferstein. Ces faisceaux dépassent quatre ou cinq fois la hauteur des cils vibratiles du reste de l'épithélium et sont groupés en pinceaux; ils sont situés surtout dans la région extérieure du corps. L'ensemble de leurs caractères, c'est-à-dire leur immobilité, leur longueur, leur répartition à la surface du corps autorisent à les considérer comme appartenant à des cellules sensitives, mais l'absence de relation entre ces éléments et les fibres nerveuses laisse quelque doute. L'existence de ces éléments à cils rigides

à Textrémité des papilles dorsales des Thysano^oon, signalée par de Quatrefages et Mosceley permet d'attribuer à ces formations un rôle phis spécialement sensitif. De même leur accumulation dans la partie antérieure du corps qui se trouve en contact plus immédiat avec les objets extérieurs permet d'attribuer à cette région une plus grande sensibilité.

Lang, dans ses recherches sur les Planaires du golfe deNaples, a encore signalé sur l'épithélium tentaculaire de quelques espèces des genres Yungia et Pseudoceros des cellules sensitives spéciales ; ce naturaliste compare leur forme à celle d'un pilon de mortier; mais nous devons avouer que cette comparaison nous paraît peu justifiée, si on s'en rapporte aux figures qui accompagnent le beau travail de l'auteur. Ces cellules sont formées d'une extrémités large et discoïde et d'un corps cellulaire mince et effilé qui renferme le noyau. L'extrémité discoïde de ces éléments est dirigée en dehors ; la partie basilaire rétrécie en stylet pénètre . entre les autres éléments et est dirigée vers la membrane basale. Le disque de chacune de ces cellules se compose d'une plaque assez fortement réfrigérente, vivement colorée par les réactifs ; cette plaque est couverte de poils très serrés plus longs que ceux des cellules environnantes. Le corps et le prolongement basilaire de lacellulese colorent plus faiblement que le disque, mais tranchent cependant sur l'espace compris entre la paroi cellulaire et le prolongement ; espace qui reste transparent et incolore. L'auteur signale quelques modifications secondaires que ces formes cellulaires peuvent présenter, et n'a pu découvrir des rapports de continuité entre

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