‹ Les sens cnez les animaux inférieursChapitre 4 sur 78 · CELLULES ET ORGANISMES UNICELLUL AIRES * I · texte numérisé non relu

CELLULES ET ORGANISMES UNICELLUL AIRES * I

breuses dans une région de la peau, les autres dans une autre, les cellules sensitives dans les tentacules, les cellules glandulaires dans le reste du corps ; aussi est-il impossible de décrire des groupements de ces cellules en organe. Cette notion anatomique d'organe semble s'effacer et ce mot devient d'une application diflFicile. Ce que nous venons de dire pour les glandes, nous pourrions le répéter pour les fonctions nerveuses ; il n'existe plus à proprement parler de centres nerveux ; les éléments qui président à ces actes existent, mais ils sont dispersés de telle sorte que nous avons un système nerveux diffus,

A la base du règne animal et à un rang bien inférieur, il existe des êtres très petits, le plus souvent visibles seulement à l'aide des instruments grossissants. Ils ne possèdent plus ni appareils, ni organes^ ni même tissus, ils correspondent à un seul élément anatomique, ils sont constitués par une seule cellule. Si nous examinons leurs actes nous voyons qu'ils ne diffèrent pas de ceux des autres animaux. Un infusoire absorbe, par un pore que l'on peut appeler buccal dont sa cuticule est percée, les particules alimentaires qu'elle rencontre sur sa route; de même une Amibe entoure de ses prolongements amiboïdes les débris utiles à son alimentation. Ces êtres font subir à ces substances certaines modifications et en rejettent ensuite les résidus ; cet acte doit être évidemment considéré comme une véritable digestion préliminaire des phénomènes plus intimes de la nutrition. De même les Protozoaires se reproduisent ; deux Infusoires s'accouplent et les phénomènes de la conjugaison sont chez eux, dans leurs caractères essentiels, identiques aux

actes plus cachés qui se passent dans la fécondation de l'ovule des autres animaux. Nous pouvons donc conclure que les fonctions accomplies par les animaux supérieurs dépendent des propriétés de certains éléments anatomiques et que ces propriétés : nutrition, reproduction, mouvement, sensibilité, existent déjà dans le protoplasma non différencié des êtres unicellulaires. Par suite du perfectionnement croissant des organismes, par suite d'adaptation de plus en plus complète à un seul but, le protoplasma unicellulaire, et possédant toutes les propriétés vitales des Protozoaires, s'est séparé en plusieurs unités anatomiques et alors parmi ces éléments nouveaux, les uns ont conservé certaines propriétés, les autres en ont gardé d autres. La sensibilité est devenue la propriété exclusive des cellules disposées à la surface, tandis que celles situées dans Tépaisseur des organismes sont restées aptes à transformer chimiquement les substances alimentaires.

On peut donc concevoir comment d'un élément primordial possédant en germe toutes les propriétés vitales ont pu dériver des organismes complexes.

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