‹ Les sens cnez les animaux inférieursChapitre 5 sur 78 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

L'irritabilité. La sensibilité. Comment peut-on définir les organes des sens ? Opels sont ces organes ? Qjie faut-il entendre par le toucher, le goût, l'odorat, l'ouïe, la vue? Idée que nous avons de ces difTèrentes fonctions d'après ce que nous observons sur nous-mêmes. Ils n'ont pas la même importance relative chez tous les Vertébrés. Influence de la nature du milieu sur la prépondérance qu'un organe des sens peut prendre sur un autre. Le goût et l'odorat chez les êtres qui vivent dans l'eau. Les sens chez les Invertébrés. Ils sont construits sur un plan différent du nôtre ; il n'est pas étonnant que leurs organes des sens se présentent sous une autre apparence. La sensation résulte non seulement de la terminaison nerveuse qui reçoit l'impression, mais aussi de la région des centres nerveux qui la perçoit. Nous ne pouvons pas juger de la nature réelle des sensations que les animaux inférieurs éprouvent, mais nous avons le droit de supposer qu'elles différent des nôtres. Possibilité de l'existence de sens spéciaux dont les analogues n'existent pas chez nous démontrée par la perception de l'ultra-violet.

Dans le chapitre précédent nous avons vu que Ton pouvait considérer les différentes fonctions comme étant la simple manifestation des propriétés des éléments anatomiques et nous avons reconnu dans le protoplasma unicellulaire des Protozoaires l'existence de ces propriétés vitales.

Nous avons vu aussi la fonction qui nous intéresse particulièrement,la sensibilité, se dégrader de plus en plus et

se confondre avec cette propriété générale du protoplasma vivant que l'on désigne sous le nom d'irritabilité.

Ces deux termes, irritabilité, et sensibilité appliqués à des organismes unicellulaires ne signifient donc qu'une seule et même chose. Lorsque la différenciation histologique se manifeste, une distinction commence à devenir possible et la sensibilité tend à se séparer, à se localiser ; elle devient alors la fonction spéciale du système nerveux. Cette origine, ce caractère de la sensibilité se trouvent parfaitement exprimés dans la définition suivar^te de Claude Bernard : La sensibilité pour les physiologistes est raptitude à réagir soit de Vorgahisme total, soit de t appareil nerveux tout entier; soit d'une de ses parties, soit d'une simple cellule.

Chez nous la sensibilité comprend, une impression émanant de la périphérie; une perception consciente s'efïectuant dans les centres nerveux et enfin une réaction motrice ou autre. Si nous analysons mieux ces phénomènes, nous voyons que de ces trois termes un au moins peut manquer. Des actions émanant de la périphérie peuvent arriver jusqu'à notre cerveau et être suivies d'une réaction sans que nous en ayons conscience. Nous pouvons aussi percevoir des objets sans qu'aucune réaction apparente en soit la conséquence.

Les centres nerveux, cerveau et moelle, qui sont le siège chez l'Homme de cette fonction si importante, sont en relation avec la surface de notre corps par un grand nombre de conducteurs que l'on désigne sous le nom de nerfs. Ceux-ci tantôt vont se perdre dans l'épaisseur de nos téguments, tantôt au contraire aboutissent à des

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