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ORGANES OLFACTIFS DES MOLLUSQ.UES

duquel ils envoient de nombreux prolongements fibrillaires. Cet épithélium est formé par des cellules cylindriques et par des éléments plus étroits en bâtonnet représentant un véritable neuro-épithélium. Ces cellules en bâtonnet sont en contact à leur base avec les fibrilles nerveuses émanant du ganglion tentaculaire. Ces bâtonnets olfactifs n'offrent malheureusement aucun caractère spécifique et, sans les résultats physiologiques, on les confondrait volontiers avec les cellules tactiles du reste de la surface du corps.

On voit donc que l'organe olfactif tentaculaire des Gastéropodes pulmonés manque de caractères anatomiques précis. Sans doute l'extrémité du tentacule peut être considérée comme une région plus richement innervée, mais il n'existe là aucun élément anatomique que Ton ne puisse rencontrer ailleurs.

L'opinion que nous avons examinée dans les lignes précédentes est celle que l'on peut appeler classique, mais elle est loin d'être admise par tous les naturalistes. En Allemagne surtout, plusieurs travaux ont été publiés qui tendraient à faire adopter une des opinions que nous avons signalées sans nous y arrêter au début de ce paragraphe.

Le D' Sochaczewer a fait plusieurs expériences dans le but de rechercher lequel des organes prétendus olfactifs, c'est-à-dire des tentacules, de l'organe de Semper, et de la glande pédieuse, remplissait réellement cette fonction. Pour ses observations cet auteur coupait les tentacules à un Colimaçon du genre Hélix, le plus souvent c'est VHelix pomatia qui servait à ses recherches, et, après guérison, ce Gastéropode était placé au mi-

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lieu d'une assiette; les bords de cette assiette étaient barbouillés à Tessence de térébenthine. En observant les mouvements de Tanimal, on voyait qu'ils étaient très lents et incertains. S'il se décidait à approcher des bords du plat; il ne tardait pas à retourner au milieu, il se rétractait alors et s'enfermait dans sa coquille. Un Escargot intact et ayant ses tentacules en bon état agissait de même. Ces expériences et d'autres semblables sont suffisantes, d'après cet observateur, pour autoriser les naturalistes à refuser aux tentacules le rôle dans l'olfaction qu'on leur a attribué jusqu'à aujourd'hui. L'organe de Semper, ainsi dénommé d'après le zoologiste qui l'a décrit pour la première fois, existe chez les genres Hélix, Arion, LymnœuSj mais est surtout bien développé dans le genre Umax, Dans ce dernier cas il a la forme de quatre à cinq processus glandulaires en forme de lobes, qui sont placés sur le bord de la bouche ; chaque lobe offre lui-même l'aspect d'un peigne. Semper a signalé des nerfs fort nombreux dans l'épaisseur de cet organe et il Ta admisparmi les appareils sensitifs. Les cellules constitutives de cts lobes sont semblables, comme Semper lui-même Ta avancé, aux éléments glandulaires des glandes salivaires et surtout aux cellules glandulaires de la glande du pied. Ces éléments sont entourés par une membrane et reposent sur un réseau de tissu connectif. La structure de cet organe d'après Sochaczewer ne plaide pas en faveur de fonctions sensitives. Enfin ce naturaliste pense que la glande du pied doit être regardée comme le véritable siège de l'olfaction. Cet organe est gros, bien innervé; il est formé par des cellules ovales placées dans des

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