ORGANES OLFACTIFS DES MOLLUSQ.UES
espaces libres au milieu de fibres musculaires entrecroisées. Cette glande, située sur la ligne médiane du pied, est entourée de deux ou trois vaisseaux circulaires. Les cellules elles-mêmes sont de forme variable; celles du conduit efiférent de la glande sont de deux sortes, quelquefois elles sont ciliées; d'autres présentent à leur extrémité un bâtonnet délicat qui s'élargit à son extrémité libre en un bouton cilié. Ces éléments ont une grande ressemblance avec les éléments décrits par Flemming comme sensitifs dans ses recherches sur répithélium des Mollusques. Le même auteur fait remarquer que nous trouvons ainsi, dans l'épaisseur du corps, un organe glandulaire communiquant avec l'extérieur et dans l'épaisseur duquel on rencontre des cellules semblables à celles qui sont considérées ailleurs comme sensitives, et auxquelles nous pouvons ainsi attribuer les mêmes fonctions.
Sochaczewer croit qu'il est impossible de déterminer exactement la fonction d'un organe ainsi situé ; mais il pense que cet organe sert peut-être à percevoir les odeurs et il appuie son opinion sur les considérations suivantes. Les trois conditions nécessaires pour qu'un organe puisse être considéré comme olfactif sont : la présence d'une couche de cellules sensitives, la pénétration ou le contact de Tair, et enfin un organe glandulaire versant à sa surface son produit de sécrétion. Ces trois conditions sont réalisées dans la glande pédieuse. L'air pénètre librement, les matières odorantes qui s'y introduisent se mêlent à la sécrétion de la glande, et entrent ainsi en contact avec les cellules nerveuses périphériques.
190 l'odorat
On voit que Topinion du naturaliste allemand diffère beaucoup de celle que nous avons exposée au début. Les faits anatomiques qu'il fait connaître sont importants à constater mais les expériences sur lesquelles il s'appuie nous paraissent insuffisantes et peuvent même donner lieu à quelques observations semblables à celles qui ont été faites à Graber à propos de ses recherches sur les antennes des Insectes. Nous ne croyons pas que l'essence de térébenthine soit un bon agent pour ces expériences ; l'odeur émise parce liquide est trop forte et les animaux n'y sont pas habitués; elle n'est pas du groupe de celle que ces êtres ont coutume de prendre pour guide dans la recherche de leur nourriture; de plus elle doit agir comme agent irritant sur tous les éléments sensitifs de la peau, quelles que soient leurs fonctions spéciales. Ces considérations nous engagent à ne pas accepter, jusqu'à ce que de nouveaux faits nous soient révélés, l'opinion de Sochaczewer. Les considérations anatomiques sur lesquelles cet auteur base les idées qu'il avance au sujet du rôle de la glande pédieuse sont fort justes; malheureusement elles ne sont pas suffisantes pour déterminer notre jugement.
Simroth, dans une note parue dans le Zoologiscber An^eiger a étudié récemment l'organe olfactif du genre Parmacella. II pense qu'il existe quelque relation entre le sens olfactif et l'organe de la respiration. Près de l'extrémité antérieure du sac respiratoire on trouve dans la cavité du manteau une fossette profonde limitée par deux bords distincts égaux en longeur au diamètre transverse du corps. Ces bords garnis de cellules ganglionnaires et traversés par des fibres musculaires doi-