ORGANES OLFACTIFS DES MOLLUSQ.UES I9I
vent être considérés comme un organe sensitif et sans doute olfactif.
Dans les lignes précédentes nous avons étudié Todorat et son organe seulement chez les Gastéropodes à respiration aérienne. Nous avons en effet une tendance à rapporter au sens du goût, beaucoup de phénomènes que la plupart des savants considèrent comme étant du domaine de l'odorat. Nous devons cependant signaler ici quelques organes que Spengel a étudiés chez les Gastéropodes à vie aquatique et qui sont considérés comme appartenant au sensdeTolfaction.
Ces organes olfactifs se trouvent à la base de la branchie chez les genres Trocbus et Turbo. La surface de cesorganesest recouverte d'un épithélium épais recevant des fibres d'un gros ganglion sous-jacent. Ces appareils olfactifs ont été décrits et figurés pour la première fois par Lacaze-Duthiers dans les genres Calypirœa, Natica, Murex, Nassa, Buccinum, Doliolum et Cassidaria, Ils se présentent souvent sous une forme plus compliquée qui les a fait prendre pour des branchies par les anciens auteurs; ils se composent en effet d'un arc de chaque côté duquel sont disposés des prolongements analogues aux barbes d'une plume. Mais malgré cette complexité apparente ces organes se composent toujours d'une partie centrale nerveuse et d'une couche corticale épithéliale.
Sf>engel considère encore comme un organe d'olfaction, une tache pigmentée qui, chez les Aplysies, est située au voisinage de la branchie. Des organes semblables existent dans les genres Doridium et Gasteropteron, Malheureusement ici encore les expériences physiolo-
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giques capables d'entraîner la certitude font complètement défaut et ces opinions paraissent trop fondées sur de simples considérations morphologiques.
On s'est appliqué à rechercher des organes de l'odorat même chez les Mollusques lamellibranches et Spengel attribue cette fonction à une bande épithéliale brun verdâtre qui chez VÂrca Noece s'étend entre Tanus et l'extrémité postérieure du pied.
Enfin, chez les Céphalopodes, Spengel considèrecomme olfactif Torgane décrit par Kôlliker, situé non loin des yeux et qui se compose d'une petite cavité placée à la base des tentacules et parcourue par un grand nombre de sillons et de replis. Zernofï a montré qu'au fond de chacune de ces fossettes, un nerf venait s'épanouir en se divisant en un grand nombre de fibrilles. L'épithélium de ces petites cavités serait lui-même formé de cellules cylindriques parmi lesquelles on distinguerait un grand nombre de petits bâtonnets sensitifs analogues à ceux que nous avons rencontrés dans les téguments de tous les Mollusques.