CHAPITRE VI
Des parties constitutives essentielles de l'appareil auditif dans l'espèce humaine. Réduction de cet appareil à ses organes principaux chez les Vertébrés inférieurs. Les otocystes des Mollusques ont été admis comme des appareils audi> tifs et considérés comme base de comparaison de tous les organes dits auditifs des Invertébrés. Corpuscules marginaux des Méduses. Otocystes des Vers. Le sens de l'ouïe chez les Crustacés et les Insectes. Description des otocystes des Mollusqties. Le sens de la direction peut'il être localisé dans ces organes ?
Certaines vibrations des corps produisent sur notre organisme des impressions particulières que nous qualifions de sonores et qui sont perçues par un appareil de structure fort complexe que nous appelons appareil auditif. Un nerf met en rapport cet organe avec une région spéciale de notre cerveau où ces actions sont perçues.
L'appareil auditif des Vertébrés, et surtout celui des Mammifères, est fort complexe. Il est composé d'organes d'importance diverse. Les uns comme le pavillon de l'oreille et le conduit auditif externe servent à recueillir et à diriger les ondes sonores : ces organes sont accessoires aussi les voyons-nous manquer chez beaucoup de
E. JouftDAN, Les Sens t}
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Vertébrés. Les parties que l'on désigne sous le nom d'oreille moyenne sont beaucoup plus importantes; c'est dans cette oreille moyenne ou cavité tympanique que sont contenues un certain nombre de pièces osseuses et quelques muscles auxquels on a attribué autrefois un rôle exagéré. On pensait que ces petits organes étaient capables de tendre plus ou moins la membrane du tympan qui sépare l'oreille moyenne du conduit auditif et de modifier ainsi sa capacité d'être ébranlée par tel ou tel son. ^Ces idées sont- abandonnées aujourd'hui; on a fait remarquer avec raison qu'une semblable accommodation ne pouvait être que très désavantageuse, notre appareil auditif servant surtout à la perception de vibrations complexes, des bruits plutôt que des véritables sons. L'observation journalière montre que nous sommes capables de saisir les moindres nuances de ces bruits, leurs plus petites modifications. Pour cela il faut que la membrane du tympan soit passive, qu'elle nous les transmette intégralement, or cela serait impossible, si elle était toujours à l'unisson de telle ou telle vibration simple. Enfin on a fait aussi remarquer qu'une membrane qui a un son propre, une fois ébranlée dans son rythme, conserve longtemps ce mouvement; ce qui est en opposition avec le fait que nous entendons des variations très rapides, même des bruits.
Nous n'avons pas à entrer ici dans l'analyse des fonctions que Ton a attribuées aux différentes parties constitutives de cette oreille moyenne, nous devons seulement retenir que son importance est considérée aujourd'hui -comme étant bien moindre qu'autrefois.
A cette oreille moyenne fait suite une série d'organes