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LES OCELLES 3O

Polis tes, Vespa, Xylocopa, Apis, Pbilonthus, Scolia, etc., ainsi que sur quelques Orthoptères. Les Insectes qu'il priva de leurs yeux simples n*en parurent guère gênés et se conduisirent à peu près comme des individus normaux, tandis que les autres, ceux chez lesquels il annula Tusage des yeux composés, tournaient en tous sens, sans pouvoir se diriger, se heurtant contre les murs ou contre d'autres obstacles.

Dugès s'est livré à quelques essais et arrive à la conclusion que la suppression des ocelles n'a qu'une influence insignifiante sur la vision.

Forel a repris l'étude de cette question et il a vu que les Guêpes, les Bourdons, les Fourmis, privés de leurs yeux simples seulement, se comportent sur le sol et pendant le vol comme des animaux intacts. Si chez les mêmes Insectes on supprime les yeux simples, on observe des modifications considérables dans leurs allures. Ces animaux deviennent incapables de se diriger ; si on les lance en l'air, ils volent vers le ciel directement ou en décrivant une hélice, ils s'élèvent ainsi à une grande hauteur et on ne tarde pas à les perdre de vue. Forel, dans un travail récent, a émis, au sujet du rôle probable de ces ocelles, une idée qui mérite d'être retenue ; pour lui, les yeux simples frontaux auraient pour fonction la perception de la lumière dans des milieux relativement obscurs, et la vue des mouvements rapprochés. Cette opinion concorde avec cette particularité que les ocelles existent chez des Insectes comme les Abeilles, les Guêpes, les Fourmis mâles et femelles, qui mènent une existence aérienne, il est vrai, mais qui ont aussi besoin de distinguar les objets dans la demi-obscurité de nids.

E. JouRDAN, Les Sens. 20

*lateau s'est occupé aussi du rôle que les ocelles remsent dans la vie des Insectes. Tantôt il supprimait yeux simples, tantôt les yeux composés en se mettant ibri de toutes les causes d'erreurs possibles. II endui-

les yeux de ses Hyménoptères d'une couche de iture à rhuile de lin et au noir de fumée, ou bien il oduisait à leur base une aiguille à cataracte de façon s séparer du cerveau. Ses essais, dans le détail des- Is je crois inutile d'entrer ici, ont porté sur un grand nbre d'espèces et il déduit de ses recherches des confions de deux ordres : les premières correspondent à faits définitivement acquis pour la science et difficient contestables ; les secondes sont de la catégorie hypothèses plausibles, .es faits bien démontrés sont :

l'êtes Insectes diurnes ailés (Hyménoptères, Di- *es, Lépidoptères) que l'on aveugle, soit en enduisant otalité des yeux de couleur noire, soit en sectiont tous les cordons nerveux optiques, puis qu'on le à l'air libre, s'élèvent verticalement vers le ciel à

grande hauteur.

2^* Lorsqu'on supprime l'usage des yeux composés respectant les ocelles frontaux, les Insectes (Hymé- •tères, Odonates, Diptères) se comportent absoluit comme si ces ocelles avaient été supprimées en -ne temps. C'est-à-dire que, lâchés à Tair libre, ils îvent aussi verticalement et que, volant dans une mbre éclairée par des fenêtres situées d'un même i,ils offrent encore une fois les particularités propres

individus dont tous les yeux ont été recouverts ou ses.

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