DE L'ASSOCIATION DANS LES JDÉKS DES OBJETS
ploxité de nos sensations: (Ml t'II'et, qnand nous voyons un l'eu, et que nous sentons la chaleur, nous séparons l'impression unie en identifiant la sensation visuelle avec d'autres de même couleur, et la chaleur avec d'autres expériences de chaleur. Dès que nous avons un/ws.svf auquel nous rapporter, bien que limité, nous divisons toute sensation composée en ses éléments. Si la première sensation, celle ([ui est Ibrinée d'une combinaison de lumière et de chaleur, est vague et indécomposable, deux ou trois expériences où ces éléments se trouvent unis dans des rapports différents permettent de commencera les démêler. Chaque élément d'un composé rappelle les impressions antérieures de cet élément; la chaleur évoque la chaleur, le noir passe dans les anciennes voies du noir, etc. Nous ne pouvons dire à quel moment cette opération devient possible .'l'époque fixe où cela se produit n'importe guère; nous pouvons voir que l'esprit, après une expérience plus longueou plus courte, doitarriveràl'étatqui représente ce qui se passe habituellement en nous à cet égard, c'est-à-dire que chaque sensation complexe se débrouille instantanément et que les éléments qui la composent se classent avec ceux de leur genre. La figure ronde d'un caillou réveille l'impression accumulée qu'ont produit en nous toutes les expériences d'objets ronds que nous avons eues ; la couleur se fond avec toutes les impressions antérieures de cette couleur; la dureté rappelle la somme totale des impressions de la même dureté, et ainsi de suite. Aussi M. Herbert Spencer appelle-t-il la perception une espèce de classification. 'NsiiuTeWement il ne peut y avoir de perception avant qu'il se soit fait une accumulation d'impressions séparées; mais il ne se passe pas longtemps avant que nous soyons à même d'entreprendre l'opération. De même qu'un compositeur qui distribue ses caractères, décompose réellement l'impression composée d'un mot, en plaçant un a avec les a un n avec les«, de même nous avons besoin de faire un retour sur le passé à propos de chaque détail d'une sensation composée; mais quand ce travail a été fait au moyen de notre approvisionnement toujours grandissant d'impressions concordantes, nous sommes prêts pour l'œuvre de combiner et d'associer de la façon que nous avons essayé d'expliquer dans le texte. Nous ne rappelons pas que la c^^sociation ne s'est faite que par une association (de similarité) séparément pour chaque élément.
G. Études subjectives^ p. 402.
La direction objective de l'esprit implique l'exercice des sens sur les diverses propriétés du monde-objet, avec le plus faible degré d'attention même pour les plaisirs et les peines qui résultent de cet exercice. L'étendue, la forme, la couleur, le son, et les principales propriétés tactiles, sont des notions qui appartiennent à notre altitude objective. Elles ne peuvent être saisies dans un vide absolu de notions subjectives, puisque les motifs d'attention sont en dernière analyse des sentiments, c'est-à-dire des éléments du sujet. Dans les sens inférieurs et plus exclusivement émotionnels, l'odorat, le goût, la vie organique, est au point de vue subjectif plus développée, et atteint son maximum dans les sensations organiques.
L'attitude objective comprend encore laréflection sur les propriétés objectives, comme lorsque la géométrie étudie un problème mentalement, ou qu'un ingénieur médite ses plans avant de les mettre sur le papier. L'esprit, alors, s'occupe d'éléments subjectifs, sous forme d'idées ; mais il conçoit ces idées comme représentant des réalités objectives; il ne fait pas une étude, à la façon du psychologiste, des successions des idées comme expression des lois de l'esprit.
L'étude des sciences de ce qu'on appelle le monde extérieur ou objet, est purement une attitude objective. Dans aucune d'elles il n'est absolument nécessaire d'entrer dans l'attitude subjective. Dans la science pratique appelée Logique, on peut même tirer des règles de l'étude de l'esprit, dans l'Ethique il en est de même ; mais en cela la logique et l'Ethique n'ont affaire qu'à l'esprit subjectif.
Les divers arts pratiques qui ont trait aux propriétés objec^ tives (agriculture, manufacture, navigation, etc.) font appel aux^ côtés objectifs presque exclusivement. Si ce n'est dans le motif (la fin d'Aristote), qui doit être toujours quelque sentiment,] plaisir ou peine, ces arts n'impliquent pas rigoureusement dans] leur mécanisme quoi que ce soit de subjectif. Nous allons faire connaître l'exception que comporte cette règle.
Même pour ce qui est de l'esprit notre connaissance n'est pj nécessairement ou complètement subjective. Elle est subjective en partie, il le faut; mais comme tout fait mental a un corré-