‹ Les sens et l'intelligenceChapitre 3 sur 146 · VI PRÉFACE UU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE UU TRADUCTEUR

sédait cette ville [Manshal Collège and University). Ses études finies, il y resta encore, de 18Zil à 18/i7 : d'abord en qualité de professeur auxiliaire de logique et de philosophie morale, puis comme professeur libre de sciences physiques. En 18/i9, il entra dans la carrière administrative et servit le gouvernement comme secrétaire du Conseil de salubrité [General Board of Health).

Dès ISZiî, M. Bain commença à écrire. Les sujets sur lesquels il s'exerça d'abord furent la psychologie et la physique. Non- seulement il fournit à une publication périodique célèbre, la Westininster Review, divers travaux relatifs à ces deux sciences, mais il publia plusieurs ouvrages élémentaires à l'usage des élèves, sur la physique, la logique, la psychologie, la rhétorique et la philologie.

En 1852, M. Bain donna une édition de la Moral Philosophy dePaley, enrichie de notes et de commentaires. En 1855, il fit paraître la première édition des Sens et F Intelligence, et cet ouvrage capital lui assura d'emblée une place au premier rang des philosophes anglais contemporains. Quatre ans après, en 1859, il compléta son œuvre par la publication d'un autre volume — les Émotions et la Volonté.

La composition de ces importants travaux ramena M. Bain à la carrière du haut enseignement. Il y rentra d'abord comme examinateur de logique et de morale à l'université de Londres, institution, comme Ton sait, indépendante de toute attache confessionnelle, bien que relevant de TElat, et que nous appellerions en France une université laïque ; fondée non pour distribuer l'enseignement, mais pour constater par la collation des grades Faptilude des jeunes gens que leurs croyances religieuses écartaient nécessairement des antiques universités d'Oxford et de Cambridge, que leur constitution rattache étroitement à TÉgUse anglicane. Bieniôt après, en 18(50, il fut nommé professeur titulaire de l'université d'Aberdeen , récemment constituée d'une manière

l'IlEFACK DU TRADlICTEUll. VU

uriicicllo par la l'usion en un seul corps des deux anciennes inslitutions Manshal Collège el King's Collège.

Les devoirs universitaires n'einpeclièrent point M. Bain d'ajouter à la liste déjà longue de ses ouvrages, par des applications des données de la science mentale à divers sujets. C'est ainsi qu'en 1861 il publia une élude sur le Caractère^ passant en revue les diverses combinaisons des qualités intellectuelles, morales et organiques, qui constituent par leur arrangement les types variés qu'on observe dans la nature humaine sous les noms de tempérament passionnel, de talent et de génie. C'est en partant des mômes données que plus récemment il a publié une grammaire (4 first English Grammar, 1872) fondée sur une étude préalable des notions logiques du particulier, du général, de l'abstrait, du genre, etc., des éléments de la proposition, de la combinaison des propositions pour former les phrases et le discours. C'est dans la même voie qu'il a écrit un Traité de composition et de rhétorique^ un résumé de psychologie et d'étliique considérées au double point de vue dogmatique et historique, sous le nom de Mental and moral Science (1867), et un traité de logique (Logic^ deductive and indue tive, 1867).

Tels sont aujourd'hui les titres de M. Bain à l'attention des hommes éclairés. Si l'on en juge par l'activité prodigieuse qu'il a déployée jusqu'ici dans ses compositions, toutes inspirées des doctrines de son œuvre maîtresse, toutes destinées à en vulgariser certaines parties essentielles et à en propager l'esprit général, on prévoit que M. Bain n'en restera pas là. En effet, celte année même il doit faire paraître dans une collection internationale qui sera publiée simultanément en Angleterre, en Amérique, en France et en Allemagne, une exposition des rapports du physique et du moral {the Relations of Mind and Bodij),

On a reproché plusieurs fois à M. Bain de n'être pas complet ; et ce n'est pas seulement à ses œuvres philosophiques

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