SENSATIONS DE LA CHALEUR ET DIT FUOID
La description de ces importantes sensations rentre dans la classe des sensations organiques, en tant que le changement de température alfecte les organes du corps. La chaleur en abattant l'activité des opérations organiques excite la circulation cutanée et une activité plus grande dans les glandes sudoripares. Les diverses productions épidermiques^ les ongles et les poils poussent plus vite. Les sens sont plus puissants, et les tissus plus doux au toucher.
Le froid, quand il n'est pas excessif, accroît l'activité des muscles,, des nerfs, de la respiration, de la digestion ; les facultés animales atteignent leur maximum dans les climats froids et en hiver, réserve faite des constitutions qui ne sont pas susceptibles de subir un abaissement extrême de température.
Les changements subits de température dérangent les fonctions. Une élévation subite cause une légère sensation de suffocation, des battements de cœur, une accélération du pouls et de la respiration. Un froid subit rend la respiration pénible, rapide et irrégulière ; il augmente le nombre des pulsations. Les nerfs perdent leur excitabilité sous l'influence d'un grand abaissement de température aussi bien que sous une grande élévation.
Les sensations de chaleur et de froid sont très-remarquables. La cause extérieure du froid est une cause qui tend à abaisser la température du corps. La chaleur normale du sang est à 37 degrés centigr. Tout contact d'un corps au-dessous de cette température donne une sensation de froid, et au-dessus une sensation de chaleur. 11 y a un certain excès de chaleur engendrée dans l'organisme qui nous permet de vivre dans un milieu au-dessous de 37 degrés centigr., sans sentir le froid; et si celle chaleur est ménagée par les vêtements, on peut supporter un grand abaissement de la température extérieure. Une chambre est chaude à 15 degrés centigr. On peut supporter l'air extérieur quand il gèle et même à une tempérai ure plus basse, soit en faisant du mouvement ce qui produit de la chaleur, soit en s'enveloppant de vêtements capables de la retenir.
SENSATIONS DK LA VIK OHGANIOUE. -^-^
Un froid ;iii;u l.iil Vcïk^X (Winr coupure ou d'ini ccrasenicul sur la partie alïectée, et cause des sensations douloureuses de la classe qui reconnaît pour origine de violentes lésions locales. La température de la congélation du mercure détruit la })eau comme l'eau bouillante ou une coupure.
La sensation de froid proprement dite vient d'un refroidissement général du corps, ou d'une partie considérable du corps, au-dessous de la chaleur du sang. Le terme frisson exprime un état de sentiment de l'espèce la plus pénible, non pas aigu mais étendu ; quelquefois c'est une souffrance extrême. Quand une personne souffre d'un frisson excessif, il faut pour restaurer le calme de ses esprits quelque stimulant énergique. La volonté et la mémoire sont impressionnées par les souffrances du froid, qui jouent un grand rôle dans les calculs de la prévoyance et de la prudence.
C'est un fait singulier qu'un agent fait pour activer la vitalité de tant d'organes principaux, tels que les muscles, les nerfs, l'estomac, les poumons, nous affecte si puisamment par la dépression d'un organe ; rien ne montre mieux l'importance de la peau, soit par ses fonctions organiques, soit par sa sensibilité. 11 est probable que les fonctions et la sensibilité sont affectées à la ibis. Peut être que la vitalité surexcitée des autres organes ne suffit pas, quand la peau est déprimée, à maintenir l'intégrité de la santé. Mais il est possible que nous soyons particulièrement sensibles aux changements survenus dans la peau, grâce sans doute à sa richesse en nerfs.
Les conséquences de la chaleur sont presque toujours le contraire de celles du froid. Les chaleurs intenses s'accordent avec les froids intenses en ce qu'elles sont douloureuses et destructives. Au-dessous du point où elle nuit aux tissus, la chaleur est une sensation agréable. Le plaisir de la chaleur, comme la peine du froid, est volumineux. Il y a des cas, où il se distingue par l'intensité plutôt que par la quantité. La distinction que nous faisons entre la quantité et l'intensité, dans la description des sensations^ a précisément son type dans les sensations causées par la température, où une réaUté physique correspond à des faits psychologiques. Quelquefois la sensation a une grande intensité et une faible quantité, comme celle que nous éprouvons lorsque nous buvons une tasse de thé trop chaud ;
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DE
P^YuuOlOGIE
d'autres fois une grande quantité et une faible intensité^ comme celle d'un bain chaud, ou celle que nous donne la température d'une chambre chauffée. Le bain briilant est le cas extrême ; nulle autre circonstance ne met une telle masse de chaleur en contact avec l'organisme, c'est l'exemple de la sensation de chaleur dans sa forme la plus complète. C'est l'ivresse de la chaleur. Nous sommes inévitablement conduits à supposer que cette chaleur agit puissamment sur les nerfs sensitifs; car il est difficile de supposer que les opérations organiques sont favorisées assez largement par une température soutenue pour donner des sensations agréables à ce degré. Nous pouvons troubler l'organisme par une chaleur sans produire la sensation pénible qui résulte du froid.
Quand le système nerveux est le siège d'une activité morbide, la chaleur agit comme calmant, soit par ses effets physiques, soit par la nature de la sensation, ou par les deux.
Les sensations de la respiration et celles de la chaleur et du froid sont des exemples qui viennent à l'appui de la doctrine de la relativité, c'est-à-dire du changement comme condition de la conscience. Il n'y a pas de sentiment dans l'acte de la respiration, à moins d'une augmentation ou d'une diminution de l'action des poumons; et si nous vivions dans une température égale, nous ne saurions pas la différence du chaud et du froid.
Pour ce qui est de ces états, l'induction du principe de la relativité est ce qu'on appelle complète.