‹ Les sens et l'intelligenceChapitre 46 sur 146 · OCTAVE · texte numérisé non relu

OCTAVE

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fort

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(faible)

(lail.le)

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faihle

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plus fort

l'ius ftnl

qiie les oetaves 3 et 4 r.es parenthèses indiquent que les sons qu'elles comprennent ue sont pas absolnmfn' nécessaires à la production des sons voyelles.

SENS !iV, i/orïK. 171

voix luiniaiiR', etc., nous in|:,(M)ns de son éloi^ncnient pai- la rail)k'sse do rimprossion ([ii'il produit sur le nerf audilil"; s'il s'aj;il d'un son dont rinlcnsilr soit inconnue ii une dislance donnée, comme le l)ruil du loinicrre, etc., nous ju^M'ons ((u'il esl lapprochc s'il est très-lort, éloigné s'il est laihle. » (Longet, P/i//!<ioloç/i(\ 11, l/i7.)

Nous sommes portés ù nicMei' des inférences à notre jugement (1(^ la dislance. Si nous sommes conduits h imaginer qu'un son esl plus éloigné qu'il n'est réellement, il semble que nous renlendons plus Tort qu'il n'est, (juand en nous réveillant subitement, dans la nuit, nous entendons un léger bruit, et que nous le supposons plus fort, c'est que la notion que nous avons de la distance qui nous en sépare réellement est pour quelques instants vague et confuse. C'est un effet de la distance que les sons s'effacent dans un faible murmure : quand nous sommes frappés d'un son dont l'intensité est faible, comme le bourdonnement de l'abeille, nous nous le figurons aussitôt plus éloigné qu'il ne l'est en réalité.

Direction. Le sens de la direction du son est une faculté purement intellectuelle, importante en ce qu'elle nous conduit à percevoir la situation des objets du monde extérieur d'où pari le son.

Les lignes suivantes, que nous empruntons à Longet, indiquent l'espèce d'expérience qui nous donne le sentiment de la direction :

(( Ouant à la direction des ondes sonores, on peut dire encore que c'est la sensation auditive raisonnée qui en donne la connaissance. Ainsi nous entendons distinctement un son parti d'un point donné, quelle que soit la position de notre tèle; mais l'organe auditif étant apte à juger de différences légères dans l'intensité des vibrations, nous remarquons que, dans certaines positions de la tête, le son paraît plus fort. Nous sommes donc amenés à placer notre tête dans une position déterminée par rapport au corps sonore. L'expérience nous apprend journellement, quand nous voyons le lieu d'où part le son, quelle est la direction, relative à notre oreille, où il est le mieux perçu. 11 ne reste plus qu'à appliquer ces données dans le cas où le corps vibrant est inaccessible à la vue. )) (Longet, Physiologie, II, \hl .)

L'action combinée des deux oreilles favorise aussi Irès-réellement la perception de la direction du son. Une personne devenue sourde d'une oreille est d'ordinaire incapable de dire si un son est parti de devant ou de derrière. Le changement dans l'effet du son qui résulte d'un léger mouvement de rotation de la tête suffit à indiquer à l'esprit la direction du son. En effet, tandis que le son devient plus perceptible pour une oreille, celle qui regarde plus directement l'objet d'où il est parti, il l'est moins pour l'autre oreille. Quand la tête est placée, après diverses expériences, de sorte que la plus forte sensation soit celle de l'oreille droite et la moindre celle de l'oreille gauche, nous jugeons que le corps sonore est à droite; quand les deux effets sont égaux, et quand un mouvement de la tête les rend inégaux, nous jugeons que le son vient directement de devant ou de derrière; un jugement ultérieur détermine laquelle de ces deux suppositions est la vraie (1).

Le sens de la direction n'est jamais très-délicat, même après que son éducation a été faite complètement. Nous pouvons juger immédiatement si une voix est devant ou derrière, à droite ou à gauche, en haut ou en bas; mais si nous faisons face à une rangée de personnes à environ dix pieds, nous ne sommes pas en état de dire laquelle a émis un son. Les maîtres d'école le savent bien. Il est à peu près impossible de trouver une alouette dans l'air d'après le son de sa voix.

(1) D'après Ed. Weber, quand nous déterminons la direction des sons, nous emplojoiis l'oreille externe pour ceux qui viennent d'en haut, d'en bas, de derrière, de devant; le tympan pour ceux qui viennent de gauclie à droite. Il a fait les expériences suivantes : La tête était inlroduite dans l'eau, le conduit auditif restant plein d'air, en sorte que le tympan put vibrer libremenl. L'oreille reconnaissait les sons conmie venant du dehors, mais ne pouvait distinguer que deux directions, la droite et la gauche. Quand l'oreille était remplie d'eau et que le tympan ne pouvait plus joi;cr librement, le sens de l'exlernalilé était totalement perdu : les sensations semblaient subjectives. Ed. Weber a observé que l'action combinée des deux oreilles, l'analogue de la vision binoculaire, a ses limites. Quand on place deux montres qui ne baltcnl pas en même temps contre une oreille, l'oreille distingue les périodes où les ballemonls des deux montres co'incident, et se forme un rhylhme avec les deux séries de ballemeiits. Si on applique les deux montres, une sur chaque oreille, le sens du rhylhme est perdu. L'esprit ne peut plus faire la combinaison qui s'elîcctuait quand les deux montres étaient appliquées scparénienl sur les deux oreilles.

SENS DE LA VUE. 11 ô

On [)(Mil appn'cior la (liii(''o de la sensation d'un battenacnt en notant riiilcrvalle après lequel une série de battements semble un eourant sonore sans inleiiaiplion. C'est la limite audessous de lacpielle il n'y a j)lus de son |)ereu. D'après les expcl'ienees de llelmholtz, il send)lerait qu'une série de battements eommenee à l'aiic un lout eontimi (piand il y en a seize par seconde, do soile ([ue rim]»ression de chaque battement ne doit pas durer moins qu'un seizième de seconde.

Les scnsaùous subjectives de l'oreille sont des battements ou des bourdonnements; elles ont pour cause des affections cérébrales, des maladies du nerf auditif, des obstructions du tympan ou de la trompe d'Eustache, etc.

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