CHAPITRE llï
DES APPKTIÏS.
Rapprochement de l'appétit et de la volition, — énumôratinn des appétits, — le sommeil, — l'exercice et le repos, — la soif et la faim. — l'appétit sexuel, — la routine, — les appétits comme causes d'erreurs.
Rn abordant le sujet des appétits en ce monaenl, nous n'entendons pas dire qu'ils soient uniquement les effets de nos impulsions primitives, ou que l'opération de l'intelligence et de l'expérience n'y aient aucun rôle. Au contraire, nous croyons que l'appétit étant une espèce de volition, est, comme toutes les autres formes de volition, une combinaison où entre l'éducation aussi bien que l'instinct. Mais l'opération d'acquisition y est simple et brève; tandis que dans la volonté, le stimulus de l'action ou l'origine du désir est d'ordinaire une des sensations ou un des sentiments dont nous avons parlé dans les deux premiers chapitres. Et même, à ne considérer que le désir, sans avoir égard à l'action qui le satisfait, le désir n'est autre chose que ce que nous avons appelé, durant notre étude des sens, la propriété volitionnelle de la sensation.
Si une excitation à l'action constituait l'appétit, toutes les peines et, tous les plaisirs mériteraient ce nom. Mais les appétits sont communément considérés comme une classe particulière de sentiments, et caractérisés par une propriété qui les comprend tous; ce senties désirs produits par les besoins et les nécessités renouvelés de la vie organique. Le désir d'éviter une brûlure, une coupure, ou une chute, est un stimulant énergique de la volition ; ce n'est pourtant pas un appétit^ ce n'est point un besoin renouvelé ou périodique de l'organisme. Le sommeil, Vexerciccj le repos, \i\. soif, la faim, Vattraction sexuelle, sont les appétits qu'on retrouve le plus universellement chez tous les animaux.