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Le sentiment peut contracter des associations avec les objets. — Association» des émotions spéciales avec les objets : objets d'affection ; objets de haine et de colère; associations de l'émotion égotiste. — Amour de l'argent; passion des formalités. — Théorie du Beau d'Alison : distinction entre les effets primitifs et les effets associés; sublimité et beauté des sons; effet? associés des formes; aisance du jeu d'un mécanisme. — Lecture de l'expression émotiotmelle : la signification du sourire ou du froncement des .sourcils est une connaissance acquise; plaisir qui r«''sulte de la vue du bonheur d'autrui. — Sentiments d'approbation et de désapprobation morales.
Le sentiment, plaisir ou peine, considéré à ce point de vue, est un élément qui s'asocic aux états les plus intellectuels de l'esprit, comme, par exemple, les perceptions des choses qui n'ont ni le caractère du plaisir ni celui de la peine et que nousvenons d'examiner.- L'alliance ou association du sentiment avec les images de l'esprit donne lieu à des phénomènes nombreux et intéressants dont nous allons rapporter quelques-uns à titn' d'exemples d'un nouveau genre d'association.
Dans les plaisirs et les peines qui proviennent de divers sens
moins distincte. Dans les sens de la vue et de l'ouïe par opposition à ceux dii goût et de l'odorat, on constate manifestement l'existence de proportions inverses ; ces sens gagnent au point de vue objectif, comme instruments de connaissance, exactement ce qu'ils perdent au point de vue subjectif, comme source de plaisir ou de peine. Pour un chien, par exemple, chez qui le sens de l'odorat est si vif, toutes les odeurs semblent être indifférentes par ellesmêmes. Dans le tact la même analogie se retrouve; en effet, comme ce sens se montre partout dans le 'corps, la proportion de ses valeurs objectives et subjectives varie dans les différentes parties. Les parties les plus sensibles subjectivement, celles qui sont le plus susceptibles de donner du plaisir ou de la peine, sont aussi les organes les plus obtus du tact ; les organes les plus délicats du tact arrivent à peine, s'ils y arrivent, à une sensibilité subjective d'intensité moyenne. Les expériences de Weber ont montré la différence considérable qu'il y a dans les facultés tactiles des diverses parties de la peau. Si l'on répétait ces expériences avec des compas à pointes un peu aiguës, de sorte qu'une légère pression suffît pour exciter une sensation sur la peau, on verrait du même coup que les observations de Weber sont correctes en ce qui touche à la différence remarquable que présente la faculté discriminative dans les diverses parties, et aussi une chose qu'il n'a point observée, c'est-à-dire que ces mêmes parties ne présentent pas une différence