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VISION EN RELIEF — TÉLÉSTÉRÉOSCOPE

entre elles deux images stéréoscopiques, on obtiendra toujours le môme résultat ; c'est-à-dire que tous les reliefs se changeront en creux et réciproquement. Les corps simples donnent toujours le même résultat par leur échange. On donne à ces images échangées le nom de pseudoscopiques. Une sphère se transforme ainsi en sphère creuse, un haut-relief se change en has-relief. Mais un tableau compliqué, comme par exemple un paysage ou une rue, produit un aspect très-confus par l'échange des images. Il nous paraît que les objets, les hommes, les arbres, etc., sont situés dans des enfoncements du sol, et cependant tout occupe sa place relative. C'est iDOur ce motif que les objets rapprochés nous paraissent très-grands parce que nous les projetons dansl'éloignement, et les objets éloignés nous paraissent petits parce qu'ils nous paraissent rapprochés.

Les effets du téléstéréoscope de Helmholtz sont très-intéressants. Cet instrument nous fournit une image plus fortement stéréoscopique des objets éloignés que nos yeux ne peuvent nous la fournir. Les deux yeux, r et l, regardent les deux miroirs s (fig. 44) qui sont situés obliquement devant eux comme dans le stéréoscope de Wheatstone. Sur les côtés et à quelque distance des premiers se trouvent deux autres miroirs s, qui leur sont presque parallèles. Les rayons d'un corps éloigné tombent d'abord sur ces derniers miroirs qui les réfléchissent sur les premiers où ils sont de nouveau réfléchis pour pénétrer finalement dans l'œil. Cette double réflexion produit le même effet que si nos yeux étaient à la place des deux miroirs s. Imaginons deux yeux, situés à cette distance sur une tête de géant, ils verront nécessairement une plus grande partie de la périphérie d'un corps que deux yeux à leur place ordinaire, et cette vue produira un effet stéréoscopique plus intense. On peut voir sur la figure que nos yeux peuvent apercevoir uniquement l'arc a c a de la sphère k, tandis qu'au moyen des miroirs s' , ils apercevront l'arc b a c a b beaucoup plus grand que le premier, parce que les rayons b sont réfléchis sur les miroirs s par les miroirs s. Un paysage que nous regarderions au moyen d'un appareil semblable, nous paraîtra donc plus rap-

proche parce qu'ordinairement nous n'apercevons une si grande surface des objets que lorsqu'ils sont très -rapprochés de nous et, comme la grandeur apparente des objets reste la même, ils nous font l'effet de modèles dont le relief est très-saillant.

L'étude des effets stéréoscopiques nous a aussi fourni une explication du brillant des objets. Le brillant se produit sur

Fig. 44.

des surfaces qui miroitent , mais qui ne sont point tout à fait lisses et homogènes. Une eau tout à fait tranquille miroite, mais ne brille pas; dès qu'il s'y forme des ondulations légères elle prend du brillant. La soie brille , parce que chaque brin miroite, mais que l'ensemble des brins ne forme pas une surface miroitante. On a observé qu*en regardant par le stéréos'cope deux images semblables dont l'une est noire et l'autre blanche (fig. 45) la réunion des deux images produit Tim*

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