I.I-: VIKII- HORACE
<Jti il motiiût .' On ./»'»» heau désespoir alors le secoiirûl.
On a dit .souvent que le second vers était seulement destiné à fournir la rime. La pose et l'expression de Lina (p. 99) montrent que c'est bien là le cri de l'amour paternel, cri que lestoïque Romain ne peut s'empêcher de laisser échapper et dont il a presque honte.
' Le verso de la couverture montre Lina mettant tes pieds dans un ruisseau dont l'eau est très froide; la suggestion fût tellement intense que, non seulement les doigts de pied se recroquevillèrent, mais que les pieds euxmêmes devinrent froids et prirent une temte violacée.
U)u i:uAi'rikK i i.
Au V"' acte du Cid, Rodrigue vient faire ses adieux à Chimène avant d'aller combattre don Sanche choisi par le roi pour venger la mort de son père, don Gormas, qu'il a tué en duel. Il dit qu'il ne se défendra pas, et Chimène qui, jusqu'alors, avait tout sacrifié à sa tendresse filiale, ne peut plus dissimuler son amour et s'écrie :
PuisquK pour t'empêcher de courir au trépas Ta vie et ton honneur sont de faibles appas, Si jamais je t'aimai, cher Rodrigue, en revanche. Défends-loi maintenant pour m'ôter à don Sanche, Combats pour m'affranchir d'une condition Qui me donne à l'objet de mon aversion. Te dirai-je encore plus ? Va, songe à la défense Pour forcer mon devoir, pour m'imposer silence : Et si tu sens pour moi ton cœur encor épris, Sors vainqueur d'un combat dont Chimène est le prix- Adieu ! ce moi lâché me l'ait roiioir de honte.
Est-il possible de trouver des expressions mieux appropriées aux deux derniers vers que celles qu'on voit à la page loi : elles ont été prises spontanément, à la simple lecture des vers.
De même pour les figiiies des pages suivantes qui correspondent aux vers écrits en caractères italiques dans les passages que je vais citer; elles ont été choisies au milieu d'une série d instantanés que nous ne pourrions tous reproduire.
102 CIlAITlkE II.