‹ Les sentiments, la musique et le gesteChapitre 13 sur 69 · Expériences anciennes avec des sensitifs · texte numérisé non relu

Expériences anciennes avec des sensitifs

Nous allons retrouver toutes ces impressions poussées à un degré extraordinaire et produites presque inconsciemment chez la plupart des sujets magnétisés qui sont d'autant plus sensibles à la musique que leur sommeil est plus profond : le processus de leur sensibilité n'est donc plus le même que dans le cas des suggestions verbales.

Tout air qu'ils entendent, ils le dansent, c'est-à-dire qu'ils l'accompagnent de gestes appropriés à cet air. Ces gestes peuvent se diviser en deux grandes classes, suivant que la musique est passionnée ^ ou purement décorative, c est-à-dire composée simplement de sons produisant une impression agréable sur I oreille.

Dans le premier cas, le sujet mime successivement les passions éveillées en lui.

Dans le second, il se borne à un petit nombre d'attitudes que le nom d'extase définit assez clairement.

' I.a musique ne peut peindre des objets; elle ne peut exprimer que des sentiments et elle les exprime proportionnellement à leur intensité.

M. SuUy-Prudhommc, dans son livre sur Y Expression des Beaux-Arts, avait déjà signalé cette différence d'impression sur la généralité des hommes.

(( La jouissance que donne l'audition d'une œuvre dont l'expression est subjective est très différente de celle que procure l'audition d'une œuvre dont l'expression est objective, d'un opéra, par exemple ; car aucune détermination précise n'étant imposée au sentiment exprimé, le champ demeure librement ouvert à la rêverie. L'âme s'y peut donc plonger à une profondeur et sur une étendue sans limites, et les combinaisons des notes peuvent atteindre, pour l'oreille, un tel degré de charme, et par suite une telle puissance d'expression, que la sensibilité morale suffira à peine au retentissement infini qu'elle en reçoit. Alors commence l'extase, le pressentiment d'une sorte de vie surnaturelle qui passe la portée des facultés humaines : le cœur s'ouvre à la possession de quelque objet indéfinissable et, en même temps, se trouve enchaîné à la condition terrestre qui le lui rend inaccessible. C'est un ravissement dont le délice est grave et confine même à la tristesse, car l'àmc y sent à la fois l'infinité de son ambition et les bornes de sa puissance ; elle reconnaît que ses aptitudes sont inférieures à ses aspirations ; elle jouit de son rêve et souffre de ne jouir que de son rêve. )»

C'est encore de la musique subjective dont parle ainsi le Père Gratry '.

<( Je ne connais qu un seul moyen de vrai repos dont nous ayons, quelque peu, conservé l'usage, ou plutôt l'abus, dans l'emploi du soir, c'est la musique. Rien ne porte aussi puissamment au vrai repos que la mu-

' Les Sources. Paris, 180 i, p. 46.

sique véritable. Le rythme musical régularise en nous le mouvement et opère, pour l'esprit et le cœur, même pour le corps, ce qu'opère pour le corps le sommeil, qui rétablit, dans sa plénitude et son calme, le r3'thme des battements du cœur, de la circulation du sang et des soulèvements de la poitrine. La vraie musique est la sœur de la prière comme de la poésie. Son influence recueille et, en ramenant vers la source, rend aussitôt à l'âme la sève des sentiments, des lumières, des élans. Comme la prière et la poésie, avec lesquelles elle se confond, elle ramène vers le ciel, lieu du repos. Mais nous, nous avons trouvé le moyen d'ôter presque toujours à la musique son caractère sacré, son sens cordial et intellectuel, pour en faire un exercice d'adresse, un prodige de vélocité et un brillant tapage qui ne repose pas même les nerfs, loin de reposer l'âme. »

Toutes les émotions éveillées par la musique subjective ne se trahissent que par des gestes assez monotones, offrant des ressources fort limitées aux arts du dessin.

Il n'en est plus de même des effets provoqués chez les bons sujets h3'pnotiques par la musique objective, quand le génie du musicien a su trouver les mélodies et les rythmes propres aux sentiments qu'il a voulu faire naître dans l'esprit de ses auditeurs.

C'est â cette sorte de musique et surtout à la musique des danses populaires que sont dues les premières observations relatives aux effets provoqués par les vibrations sonores sur les sujets en état h3-pnotique.

Voici, en effet, ce qu'on peut lire dans ]a Neurhypnologie de Braid, le père de l'hypnotisme :

(( 11 n'est pas douteux... que les bacchantes, qui n'avaient pas conscience des blessures et dont l'état était une stupeur différerite du sommeil..., ne fussent

SOUS l'influence du sommeil nerveux : de là leui" propension à la danse sous l'influence de la musique. De simples servantes sans éducation, sous l'influence de cet état nerveux, se meuvent avec la grâce et le cachet particulier qui distinguent les danseuses de ballet les

plus habiles. Il \- a donc lieu de croire que non seulement cette grâce parfaite d'attitudes dans la sculpture et la peinture anciennes procédait de l'imitation des bacchantes et d'autres danseuses mystiques, mais encore que les mouvements habituels de nos jours leur ont été transmis de l'Italie par reproduction des danses usitées dans les mystères grecs.

Personne ne peut voir les filles de basse condition subir l'influence de la musique pendant le sommeil nerveux, sans recôn- MusiQUE SUBJECTIVE. naitrc qu a I état de

Exiasc. veille elles seraient

142 CHAPITRE m.

incapables de se mouvoir avec l'élégance qui les caractérise pendant l'hypnotisme. Une telle faculté a sa source probable dans l'action pure et simple de la nature, celle-ci enseigne à balancer parfaitement le corps dans tous ses mouvements complexes alors que le sens de la vue est suspendu. » {Trad. de Simon, p. 55.)

Le D' Prosper Despine a pu constater lui-même ce phénomène '.

(( Trois jeunes filles, dit-il, à l'aspect souffreteux, à tempérament nerveux, hystérique, furent mises en somnambulisme. Elles étaient assises et immobiles , leurs yeux étaient clos, l'anesthésie cutanée était complète ; on pouvait leur percer la peau dans ses parties les plus sensibles sans la moindre expression de douleur et sans mouvement réflexe ; il ne sortait pas de sang des piqûres. Le somnambulisme n'était donc pas douteux chez elles.

« Sous l'influence dune musique expressive exécutée sur un piano, voici ce dont nous fûmes témoin :

(( Leurs 3-eux s'ouvrirent ; elles avaient le regard vague et caractéristique de leur état ; leurs pupilles largement dilatées étaient insensibles à l'apprc^che des lumières ; leurs yeux restèrent ouverts pendant vingt minutes environ que dura l'extase, sans rougir, sans larmo3'er et sans clignotement. Peu à peu elles se levèrent; puis, comme si elles étaient vivement impressionnées par la musique, elles manifestèrent par les mouvements de leur corps, par les expressions variées de leur figure, le ravissement le plus sublime. Elles se livrèrent, au milieu de l'appartement, sans se heurter, aune pantomime émotive merveilleuse par sa beauté,

' Ètiidc scienlifique sur le Somnambulisme. — Paris. Savy, 1880. p. iq6.

en rapport avec le genre d'expression que l'on donnait à la musique. Les mouvements des bras et les soupirs qui s'échappaient de leur poitrine étaient ceux qui caractérisent le ravissement porté au plus haut degré. Ces expressions étaient si belles, si radieuses, qu'on n'en trouverait peut-être de semblables que dans les tableaux religieux des grands peintres italiens du moyen âge. L'expansion émotionnelle, qui est toujours contenue par l'antagonisme de l'activité consciente du cerveau dans l'état normal , n'étant plus entravée, se manifestait alors avec toute sa puissance, et cela d'autant plus facilement que les organes nerveux de l'émotivité étaient surexcités. Les phénomènes émotifs suivaient avec la plus grande précision toutes les nuances imprimées à la musique. Si celle-ci, abandonnant son caractère suave et gracieux, prenait un caractère triste, sombre, effrayant, dans un ton mineur, aussitôt la pantomime changeait de nature, la physionomie prenait l'expression de la crainte ou de la terreur ; des mouvements semblables à ceux que produisent les décharges électriques se manifestaient dans les bras.

« La musique cessant, tout rentrait dans le calme et l'immobilité : les yeux des extatiques se fermaient et bientôt elles sortaient du somnambulisme. Ces personnes, après leur accès, reprenaient leur physionomie ordinaire, qui était des plus communes et qui contrastait fort avec celle qu'elles avaient présentée pendant leur extase. Elles n'avaient plus aucune conscience du spectacle merveilleux qu'elles venaient de donner aux assistants. »

Tout récemment, une danseuse espagnole présentant les mûmes facultés a fait fureur en Amérique.

Voici comment en parle M. flamilton Aïdi dans un

roman intitulé « La Découverte » , dont la Revue hebdomadaire vient de publier la traduction.

Il La Carmencita qui donnait des représentations au théâtre a été invitée à venir danser dans une soirée que donne un des principaux membres de la société newyorkaise. Le maître de maison a eu soin d'inviter, en outre, deux ou trois artistes qu'on supposait justement plus au diapason de la capricieuse étoile : elle demandait, disait-on, comme stimulant, l'enthousiasme de la bohème ; on l'avait vue, en face d'un public froid et indifférent, faire un fiasco complet !...

H Avant l'arrivée de Carmencita, un orchestre hongrois se fît entendre... Dès qu'on annonça la danseuse avec ses guitaristes, les spectateurs se placèrent par demi-cercles. Les guitaristes s'assirent et commencèrent un boléro avec un entrain merveilleux et une puissance de son étonnante pour d'aussi pauvres instruments. Une jeune femme fit alors son entrée par une porle de côté ; elle était vêtue de blanc et or, coiffée d une mantille blanche ; ni jolie, ni laide, un type assez ordinaire d'Espagnole, et elle marchait en se balançant. De grands applaudissements de ses amis les artistes I accueillirent. Elle y répondit par un salut gauche... ; puis elle s'assit, les pieds écartés, un éventail d'une main, l'autre étendue sur ses genoux, la paume de la main au-dessus. Les yeux semblaient éteints, tout son visage morne, sans expression... Est-ce possible que ce soit cette danseuse qui fait délirer le monde artistique ?...

(( Les guitaristes cessaient leur prélude et jasaient tout bas. La tête de leur chef d'orchestre était détournée; il n'avait pas regardé une fois la Carmencita depuis son entrée. Soudain, il pivota sur son tabouret, pinça un

LES SfGGESTIONS .MISICALES. I j ^5

accord et leva brusquement les yeux qui rencontrèrent ceux de la femme. Ce fut l'ôtincclle tombant sur une substance explosible. Tout son visage s'illumina : elle jeta sa mantille et se leva transformée. Les guitares reprirent leur ritournelle. Le génie de son art l'avait saisie et faisait impatiemment vibrer tout son corps. Ses pieds frappèrent le sol ; ses bras et ses mains — ces mains apathiques — se levèrent au ciel avec un geste de passion triomphante. Elle se dressa fièrement et commença son boléro.

" La plupart des spectateurs avaient, comme danseuses, vu des talents plus remarquables. Ce qui distinguait celle-ci c'était la force dramatique, la vive intensité de tous les mouvements. Sans être positivement une pantomime, cette danse parlait plus clairement qu'aucune autre du même genre. Quand la Carmencita se jetait en avant avec un air de défi plein d'audace, se ployait, se balançait, renversait son corps en arrière à croire que sa tête allait toucher ses pieds, ses a'cux lançaient du feu, ses mains et ses poignets délicats et flexibles parcouraient dans leurs gestes toute la gamme des émotions passionnées et parlaient avec une éloquence irrésistible. Ce n'était plus une femme mais une créature possédée d'une démoniaque influence, luttant, suppliant, vaincue, balayée comme une feuille au vent, dans une série de pirouettes si rapides, si stupéfiantes que, lorsqu'elle s'affaissa à terre, les spectateurs haletants éprouvèrent un soulagement.

« Une tempête d'applaudissements s'éleva : la danseuse sourit pour la première fois; puis la lumière de ses yeux s'éteignit, elle regagna son siège en chancelant, redevenue la paysanne gauche et lourde qu'elle était avant que la flamme eût jailli...

146 CIIAI'ITRE m.

i( Cette femme me semble le commentaire vivant du mot dOwen Mérédith : <i Le génie obéit à une force ; le talent fait ce qu'il peut.)> Elle ne peut pas davantage s'empêcher de danser ainsi qu'une raffalc de souffler. »

On voit que le procédé pour mettre Carmencita à l'état de réceptivité était le même que celui que j'emploie pour Lina.

Afin de ne rien omettre de caractéristique, dans cet exposé je citerai encore un cas fort extraordinaire qui a été rapporté par le magnétiseur Lafontaine et qui préparera l'esprit du lecteui" au phénomène encore plus étonnant dont je parlerai dans le chapitre 1\ .

« J'avais une malade, M™ d'A..., que j'avais plongée dans le somnambulisme pendant son traitement et qui m'avait offert plusieurs curieuses observations. Un jour que, plus souffrante, elle était restée au lit et qu'elle avait près d'elle une de ses parentes, j'arrivai pour la magnétiser.

<* Je l'endormis promptement, puis je localisai mon action sur l'estomac et sur les jambes. Je restai silencieux en magnétisant, comme je le fais toujours dans les cas graves, ce qui fit que M"' Laure, s'ennuyant, passa au salon dont les portes étaient ouvertes. Apres avoir jeté un coup d'œil désœuvré sur les albums éparpillés sur une table, elle s'approcha du piano, l'ouvrit, préluda par quelques accords et resta quelque temps dans une espèce de rêverie.

« Aux premières notes des accords, ma malade avait éprouvé, par tout le corps, un léger frissonnement qui s'était peu à peu calmé pendant le temps d'arrêt; mais, quand W^' Laure se remit à jouer un morceau très pathétique et allant droit à l'âme, ma malade sembla

lf;s sugcestiois's musicales. 147

sortir de l'engourdissement dans lequel le sommeil l'avait plongée.

'< Sa figure s'anima, elle se mit sur son séant et, la musique continuant le même rythme, d'un bond elle se trouva debout et droite sur son lit, les yeux grands ouverts et fixes. Puis ses pieds glissèrent jusqu'au bord du lit sans qu'il y eût aucun mouvement des muscles. Là ils dépassèrent doucement le lit et descendirent lentement, les deux pieds à la fois et sans aucun point d'appui, jusqu'au tapis.

« Descendus jusqu'au tapis, ses pieds continuèrent à glisser ensemble sans le moindre mouvement, sans la moindre contraction... M""^dA... arriva ainsi jusqu'aux portes ouvertes du salon ' : M"' Laure la vo^'ant apparaître, pâle, tout en blanc, les cheveux en désordre et tombant sur ses épaules, les yeux fixes, ternes et sans vie comme un lantôme, jeta un cri d'efifroi et cessa de jouer. Aussitôt M'"' d'A... s'affaissa sur elle-même; je ne pus la retenir. Des mouvements convulsifs se produisirent dans les membres ; puis elle resta raide, froide, le visage livide comme la mort. C'était un cadavre.

'I A nos cris, à ma prière, M"'' Laure, toute tremblante, recommença quelques notes qui semblèrent être perçues par la malade et qui, continuant, la ramenèrent à la

' J'ai ùtC- moi-mOmc icmoin, mais à un bien moindre degré, de ce phénomène d attraction produit par la musique. Le peintre Alucha a, comme modèle, une icune lille de dix-sept ans, W' Berthe, que j'ai magnétisée queiquelois. Quand elle est endormie, elle reste auprès de moi, me tenant les mains comme pour y chercher un appui ; mais si Alucha se met au piano ou à l'harmonium pour y improviser quelques mélodies, elle le regarde, se dirige automatiquement vers lui et va s'appuyer tendrement sur son épaule. Que le musicien cesse un seul instant de jouer, elle le repousse brusquement et vient de nouveau se réfugier près de moi. — Et ainsi de suite chaque fois que l'air recommence ou cesse, rappelant iiinsi la légende d'Orphée.

vie. Bientôt la musique fit son efiet ; M'"' cï'A... se releva, rejetant la tête en arrière, rouvrant les yeux qui s'étaient fermés ; tendant les bras vers un être invisible, elle tomba à genoux ; sa tête frappa le tapis avec humilité ; puis, avec des mouvements de la plus suave volupté, elle contourna son corps dans des poses dont la grâce ne peut s'exprimer. Jamais, non jamais, je n'ai rien vu d'aussi beau ni d'aussi gracieux ; il semblait que tout ce que nous avons d'immortel en nous agit et se révélât dans ses poses.

« Après un certain temps, j'attirai de nouveau M™^ d'A... qui glissa en arrière, toujours dans son extase. Je fis cesser la musique lorsqu'elle fut près de son lit et je la renversai par un brusque mouvement. Alors son corps devint bientôt aussi froid et aussi raide qu'un vrai cadavre ; toute respiration disparut. Le pouls comme le cœur ne se faisaient plus sentir; il semblait que l'âme se fût échappée et qu'il ne me restât plus que le corps de la malade... A force d'insufflations chaudes sur le cœur, l'estomac et le cerveau, je ramenai graduellement la vie et le mouvement. »

En 1886, j'avais déjà fait sur l'action de la musique un assez grand nombre d'expériences ' qui fuient reprises et développées par M. Warthin, professeur de clinique médicale à l'Université de Michigan.

Il choisit, parmi des médecins et des étudiants, sept sujets ; il les magnétisa dans une chambre où il y avait un piano et leur donna la suggestion suivante : '( Vous êtes mort à toute chose au monde, si ce n'est à la musique qui va vous être jouée. Vous ne sentirez,

' l,cs Forces non Jcjinies, pp. 251--';=;.

LES SlGGIiSTIO.NS MUSICALES. . I^Ç

VOUS ne connaîtrez rien que cette musique et, une fois réveillés, vous vous rappellerez les sensations que vous aurez éprouvées. » Les sujets étant ainsi préparés, on joua du Wagner, et l'expérimenlateur observa attentivement leur pouls, leur respiration ; puis il les réveilla et nota leurs sensations.

'I Sur l'un deux, le pouls devient plus rapide, plus plein, la tension augmente de 60, le nombre des pulsations s'élève à 120, le pouls devient très vif et la tension s'abaisse. En même temps la respiration monte de 18 à 30. La figure exprime une grande agitation, tout le corps est en mouvement, les jambes se lèvent et les bras battent l'air, le corps est couvert d'une sueur froide. Réveillé, le sujet déclare qu'il n'a pas perçu la musique comme son. mais comme une sensation générale, une sorte d'excitation produite par une course furieuse à travers l'espace. Un autre éprouva les mêmes sensations, mais les traits du visage furent moins modifiés. On avait joué les Chevauchées des Walkyries.

'< Un autre morceau, le Motif des ]Valhala. a provoqué un ralentissement du pouls avec élévation de la tension, puis, à la fin, une accélération extrême des pulsations avec abaissement de la tension. La sensation éprouvée par le sujet est ceWc de grandeur et de calme sublime.

'< I^a scène où Brunehilde appelle Sigismond au Walhala détermine des modifications marquées du pouls, qui est devenu faible, irrégulier et très petit. La respiration a diminué de fréquence, la face est devenue pâle et s'est couverte d'une sueur froide. La sensation éprouvée par le sujet est celle de la mort '. »

' l)i E(\iLi.i . — Ttwitc expérimental de magnélisme, tome II. p 191

I ÎO CHAPITRE 111.

Page 1