‹ Les sentiments, la musique et le gesteChapitre 52 sur 69 · LXIV APPENDICE · texte numérisé non relu

LXIV APPENDICE

L'essence d'atigélique porte aux idées gaies ; celles d"ii;n's. de thym. de girofle et de rose, aux idées amoureuses ; celles de lar.inde et de canelle ont produit la répulsion ; celle de jcismin et de metilhc ont réveillé le sujet '.

L'essence de vulraria, qui sent le poisson, a fait penser Benoit à la pêche ; celle de Portugal aux punaises.

J'ai essayé, à plusieurs reprises, de voir ce que produiraient diverses autres substances à proximité de la tête, mais je n'ai réussi que rarement.

Un jour, Benoit, mis en état somnambulique, a senti le goût de la chartreuse, quand on lui a approché de la nuque un flacon de cette liqueur ; une autre fois, on a provoqué des nausées en approchant également de la nuque un petit paquet d'ipécacuana , à son insu et au mien -, pendant qu'il était éveillé.

De tout ce qui précède il résulte que :

1° L'introduction dans l'organisme, par la digestion, par l'inhalation ou par la simple application sur la peau, de particules extrêmement ténues de certaines substances peut déterminer la suractivité de tel ou tel centre cérébral présidant soit aux mouvements soit à l'idéation ;

sentanl tous les sympiùmes des démoniaques. Je l'ai vu, apiès avoir vainement ordonné à YEsp'it de se retirer, placer de force, sous le nez du possédé, des roses ou d'autres fleurs dont le parfum semblait le faire souffrir assez violemment pour triompher de sa résistance.

A Didyme, avant de prophétiser, la prêtresse de l'oracle des Branchides respirait longtemps la vapeur qu'exhalait une fontaine sacrée (J.\mbuque. Des mystères.... ch. xxv). L'oracle des Colophoniens, à Claros, était rendu par un prêtre qui s'y préparait en buvant de l'eau d'un bassin que renfermait la grotte d'.Apollon et qui. au dire de Pline, était vénéneuse (///s/ nat.. liv. II. ch. v.l.

Dans les hymnes attribuées à Orphée, un parfum particulier est assigné à l'évocation de chaque divinité.

Porphyre, Jamblique et Proclus insistent dans leurs œuvres sur l'efficacité de certains parfums pour favoriser la divination, c'esl-à-dire l'hypnose lucide.

' La plupart de ces efl'ets. surtout ceux des fumées et des gaz, se produisent également à l'état de veille.

^ D*" DtjF-\Y. Compte rendu de Ij rèitnùnj Je t.i Société des ^fèdecilts de Lotr-eî- Cher, le j juin 1886, p. 35.

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