LES VIBRATIONS GÉNÉRATRICES DES FORMES
Au commencement était le Verbe
Toutes choses ont été faites par lui, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans lui. (Év. selon saint Jeanl.
J'ai tente d'expliquer, dans le chapitre 1\', les singulières photographies que nous avions obtenues chez Al. Gailhard, en les attribuant au corps fluidique de Lina, dont les vibrations musicales auraient modifié la forme. J'ai rappelé à ce sujet les vieilles théories orientales d'après lesquelles tous les corps de la nature ne seraient que des modes vibratoires différents d'une substance unique, et )'ai fait allusion à des expériences récentes que je vais résumer ici.
je rappellerai d'abord les curieuses figures obtenues par Chladni, en faisant vibrer des plaques minces de verre ou de métal recouvertes de sable. Quand ces plaques sont fixées par leur centre et qu'on attaque leur bord avec un archet, on détermine le groupement des grains de sable en lignes régulières, symétriques par rapport à ce centre, et de plus en plus compliquées à mesure que la note produite est plus aiguë ^.
^ On a cherché, dii .M. Jamin. clans son Cours de physique de l'École polytechnique, s'il existe quelque rapport entre les modes de division d'une plaque et le son qui leur correspond, mais on n'a pu découvrir aucune loi. Savart a multiplié les expériences pour savoir au moins quelles sont les diverses figures que la même plaque peut offrir; il a trouve qu'elles étaient en nombre infini et il n'a réussi qu'à les classer méthodiquement, c'est-à-dire à montrer les systèmes qui prédominent suivant telle ou telle forme de la plaque.