II. p. 641). Mais, à partir
Franjoia II contre ceui: de 5oupçoonéa de partager ou
montre systématiquement
jouler que, puisque les supplices de c leE jours au sujet de la religion Taire détester le crime, sans corriger forme aux règles de l'équité et à la di les traces de l'ancienne Église, qui pouf établir et étendre la religion, jointe à la vie exemplaire des évêqi cette idée (De Thou, Hid., liv. XVI, l. des rigueurs exercées par Henri H et ses membres qui sont convaincus c de favoriser les idées nouvelles, ii opposé a, toutes les mesures de toli
' Cl. Ilaton,p. I«7.
'- hl, p. 3-2S.
qu'elle partit en toute hâte « pour intimider lesdits sieurs de parlement, avec menaces de leur faire perdre la vie au cas qu'ils n'acceptassent, publiassent et en* i^egistrassent icelle paix... » La Reine ne pouvait pas aller partout. Elle n'empêchait pas le parlement de Rouen de mettre obstacle au retour des huguenots. * La magistrature ne se contentait pas d'entraver par son opposition les dispositions que prenait la royauté 6n faveur de la tolérance. Elle usait parfois de tous les pouvoirs qu'elle avait ou qu'elle s'attribuait pour en prendre elle-même de toutes contraires. En 1562, Je parlement de Paris rendit « un arrêt autorisant le peuple à massacrer ceux qui seraient trouvés pillant les églises, auraient donné faveur au pillage ou s'en trouveraient de quelque manière, participans ou complices : — Le peuple se fonda sur cet arrêt, dit un historien catholique, ^ et dès lors commença un étrange carnage de ceux de la religion protestante, en revanche de leurs insolences, oppressions et cruautés. — Ainsi, dans la défaillance de toute force et de toute autorité régulière, les gardiens de la justice et des lois invoquaient la violence populaire, et la déchaînaient sans frein pour défendre et venger la foi de la nation. Cet arrêt du parlement de Paris a préparé de loin la ^aïnt-Barthélemy. » ^ ^^ 1590, Henri rV écrit au parlement de Caen, au
/ ^?^^^ne, t. III, p. 504.
s f^^êTUerre, liv. VI, ch. XII.
• ^^ vicomte de Meaux, op, cit., p. 88^
88 tPTKE I. CHAPITBE m.
sujet de différens arrêts et ordonnances contraires à la liberté de conscience chez les protestans : « Nous avons attendu de la discrétion et prudence de nos officiers, même de ceux qui tiennent les premières et les plus grandes charges, de se comporter es choses qui pourroient apporter altération entre nos sujets, qui nous rendent obéissance , tant d'une religion que d'autre, ce qui se doit juger par les exemples passés, de sorte qu'il ne soit excité nouveau sujet de trouble et division entre eux, au lieu de Tunion et concorde où il est besoin les maintenir pour résister aux rebelles et leurs fauteurs. »* e la part II n'était pas non plus facile de faire observer les pDlations. édits de tolérance par les populations ; elles n'en tenaient souvent aucun compte ; à ceux qui avaient été chassés ou s'étaient éloignés volontairement, elles ne permettaient pas de revenir; sV hasardaient-ils? ils étaient exposés à être insultés ou même massacrés. ' Le prince de Condé et l'amiral ne disaient que la vérité, quand ils se plaignaient, en 1568, que les condi-c tions de la paix ne fussent pas exécutées et qu'on tuât chaque jour quelqu'un des leurs. ' EIn 1576, on accusait le duc de Guise de soulever le peuple en Bourgogne, en Champagne, en Picardie, en Normandie, pour empêcher l'exercice de la nouvelle religion. * 11 n'é-
« Lettres, t. III. p. 269.
« Toscane, t. III, p. 504.
^ Ib., ih,, p. 573.
* /^., t. IV, p. 77.
^^it pas besoin d'excitations venues du dehors. Les
^^sses populaires, toujours prêles à employer la force
^^ïitre les idées ou contre les hommes qu'elles n'ai-
^^nt pas, faisaient éclater leur allégresse, quand c'é-
^^^^ l'intolérance qui reprenait le dessus dans les con-
seiJs du Roi.* Les protestans ne ménageaient pas suf-
^^amrnent ces dispositions hostiles ; La Noue com-
^6jîce ses Mémoires en disant que l'édit de janvier
iS62 ne remit pas la France « en tranquillité, tant à
causo de l'ardeur qui étoit en ceux de la religion
pour s'établir et confirmer en la liberté qu'ils avoient
obteïxiie que pour la crainte générale des catholiques,
qui Q-^pouvoient souffrir une telle nouveauté. » *
Il î:>'est jamais aisé de faire comprendre aux adversaires qu'ils devraient se respecter les uns les autres, qu^^^ y trouveraient leur avantage, qu'ils rempliraient ^tv devoir de charité ; quand ils ne peuvent se faire daïïial, ils se menacent ou ils s'injurient; les écrivains eux-mêmes, ceux qui avaient le loisir de s'imposer du sang-froid, eux qui formaient la classe la plus instruite, qui souvent appartenaient à la classe la plus élevée, ne réussissaient pas à se contenir ; on peut dire que souvent ils se plaisaient à ne se contenir pas : « Les uns, dit Carloix, ^ ont souillé leurs livres d'injures et conviées, s'entre appelant par animosité huguenots, hérétiques, papistes eipapaults; les
1 CI. Haton, p. 541.
2 Ch. I, p. 276.
3 Mém, sur Vieilleville, liv, IX, ch. IV.
90 LIVRE I. — GHAPITR£ III.
autres, plus modestes et, à mon avis, meilleurs chr tiens, ont usé simplement de ces mots honorables, c tholiques eX protestais, » Encore y avait-il, on le woi à distinguer parmi les écrivains. C'était une des pr6 cautions que l'on prenait toujours, quand on faisai un édit de pacification que d'interdire l'emploi de! mots huguenot ei papiste, )e la part C'étaient toutes ces difficultés qui faisaient recule hommes les hommes d'État les moins fanatiques, tels que L
d'Ëtat . ...
chancelier de Cheverny, quand il s'agissait de rendn l'édit de Nantes ; * rien ne leur paraissait plus témé raire que l'acte dans lequel l'histoire a reconnu Toeu vre de la plus haute sagesse.