‹ Les sentiments moraux au XVIe siècleChapitre 7 sur 36 · INTRODUCTION. VU · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. VU

étrangement à d'autres, aux calculs de la politique, aux plaisirs les plus profanes. Les discussions ou les méditations religieuses attirent quelquefois ceux que leur vie semble y préparer le moins.

Les anciennes croyances, les anciens sentimens subsistent au fond des âmes, tout prêts à reprendre leur première vigueur, le jour où de longs malheurs auront fait comprendre à la plupart qu'il y a plus d'avantage pour eux à subir une règle sévère qu'à s'affranchir de toute règle, que la loi ne saurait pas plus être modifiée par les hommes qu'elle n'a été faite par eux, le jour où Tautorité aura recouvré ses titres au respect, ce qui lui permettra de faire valoir ses titres à l'obéissance, en corrigeant elle-même les abus qui l'avaient discréditée, où l'Église redeviendra féconde en redevenant pure, et le dix-septième siècle aura sa renaissance catholique.

Le trouble fut profond dans la société civile comme dans la société religieuse. Les deux sociétés étaient trop étroitement unies pour que Fébranlement de l'une ne se communiquât point aussitôt à l'autre. La guerre et la révolte étaient les conséquences inévitables des dissensions dogmatiques. On avait quelque peine à comprendre que des princes qui n'avaient pas la même foi pussent entretenir de bonnes relations, former des entreprises communes. On admettait plus difficile-

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