‹ Les sept siéges de Lille, contenant les relations de ces siéges, appuyées des chartes, traites, capitulations et de tous les documents historiques que s'y rattachent, avec trois plans aux époques de 1667, 1708 et 1792Chapitre 4 sur 15 · LA VILLE · texte numérisé non relu

LA VILLE

Titre original , on pea endominagé , moni au soetn royal, Ardihtti iê Lilk , qtfton B. 10 et regiftrc aux titrea G. H. L f» 186.

Philivpb y par la grâce de Dieu Rois de France , à toiiz oeus qui ces lettres yerront salut. Sachent tuil que nous le traitiè et Faccort fais par not amez et féaux , K. conte de Valois , L. conte de Eyreus » nos chiers frères , J. duc de Bretaigne , R. duc de Bour* goigne^ cbambenier de France » Â. conte de Savoie ; J. conte de Dreus , Gauchier de Ghasteillon , conte de Pbrcien , connestable de France , J. de Chaloa seigneur d'Arlay , frère Ythies de Nantheil prieus de^ Fospithal saint Jehan de Jherusalem en France , et Jacque seigneur de Kraon arec œus de la ville do Lisle sus le rendaige de ladite vile que cil d'ioelle vite nous doivent faire dedanz certain terme et sus cer* taines convenances contenues plainement es lettres de nos di^i amei et feaus faites sur ce et scélëes de leur, seaus et toutes les dites convenances avons femes et estables et les prometons à tenir et garder et seUioo les dites convenances délivrer les ostaiges et faire de*livrer quites et despechiez tout entièrement en tesinoig de laquel chose nous avons ces lettres fait sceler de noire scel. Données devant ladite vile de Liste le jour de TExaliation Sainte Groiz , Tan de grâce mil trois cenz et quatre. (14 septembre 1804).

CftJATHrëifE sii£g^. 97

GARPE DE LA YILLË^

Dans rinterralle de 1304 à 1667 la ville dtf Lille ne fut point assiégée ; mais elle eut souvent à se prémunir contre des attaques prochaines. Nous croyons ne pas sortir de notre sujet en réunissant ici quelques documens propres à faire connaître de qudle manière le service de défense était organisé alors surtout que la ville était réduite à ses propres forces» Les registres aux ordonnances de police et ceux aux résolutions du magistrat nous offrent sur ce sujet des renseignemens précieux et {presque tous inconnus. On y voit que , dès le quatorzième siècle, tout bourgeois et manant (1), était tenu à monter la garde aux portes de la vUle , chaque fois qu'i| ^n était requis de par les échevins. On avait cependant la faculté de se faire remplacer par un ariba-^ létrier sermenté ou bien par un varlet lillois , âgé au moins de vingt ans , bien et suffisanmient équipé, armé d'une arbalète et de quarreaux ou flédiettes. Il y avait dix sous d'amende pour ceux qui y manquaient, somme qu'on peut évaluera environ vingt francs de notre monnaie. Les femmes veuves ou autres, maîtresses de maison , étaient tenues de

(1) Le mot Manant n^aTait alors rien d'insultant, c'était là qoaUficatioii de tout habitant tenant ménage dans la irille et y payant la tuUe. Pn povVait être manant et non iMMirgeois , car la boorgeoisier était one condition privilégiée ) mai» les bourgeois devaient être Manant , c'est-àdirt avoir maison et domicile réel dans la villes

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