SCENE IX
MA.RAT
Cesl: très-joii!
MANUEL
Uassenibléc nationale a formellcrnnnt reconnu les pleins-pouvoirs du conseil en approuvanf; les mesures ri^^ourcuses qu'il a prises^ lorsqu'il a cassé le département de l'ancienne municipalité^ nommé un commandant [général ^ anéanti les juges et les officiers de paix , renouvelé le comité des sections.
Les visites domiciliaires faites cette nuit ont procuré un fj^rand nombre de personnes suspectes; en conséquence nous avons jurjé à propos de les continuer avec une sévérité soutenue; elles seront fiaitespar des commissairesde section^ assistés d'une force armée suffisante. Ils demanderont, de par la nation, une déclaration exacte à chaque particulier du nombre d'armes qui se trouvent chez lui; après la déclaration, si le particulier est suspect, il sera fait chez lui une visite exacte ; et , dans le casoù la déclaration serait fausse, le déclarant sera mis sur-le-champ en état d'arrestation. Tout particulier ayant un domicile à Paris et qui sera trouvé chez un autre, au moment de la visite, sera réputé suspect , et comme tel mis en état d'arrestation.
UN HOMME DE LA FOULE
Monsieur Manuel , un particulier qui irait souper avec une connaissance pendant la visite, est-ce qu'il serait suspect? (On rit.)
HUGUENIN
Comment vous appelez-vous?
LE MÊME HOMME DU PEUPLE
Moi, monsieur le président? je n'ai pas fait de mal, je demande si...
HUGUENIN
Comment vous appelez-vous? répondez.
LE MÊME HOMME DU PEUPLE
Monsieur;, je m'appelle Savary.
Faites sortir M. Savary. On ne plaisante pas avec les représentants du peuple.
LA FOULE
A la porte! à la porte! (savary sort.)
(Dans ce moment entrent Pétion et Tallien; ils vont se placer à la table
du conseil.)