‹ Les septembriseursChapitre 277 sur 300 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LE MENUISIER

Il a l'air bien noir aujourd'hui j il paraît que ça ne va pas aux Tuileries.

LA JEUNE FILLE

Ses camarades ne l'aiment pas.

LE MENUISIER

Ils devraient bien ne jamais le contrarier : chaque mauvaise parole qu'on lui dit fait tomber

trois ou quatre têtes de plus, (il prend son sabre et son

bonnet rouge.) Allons ^ il vcut être seul j faut pas que j'aie l'air de soupçonner quelque chose , ton bon ami me ferait couper le cou.

LA JEUNE FILLE

Prends garde qu'il ne t'arrive rien en chemin.

LE MENUISIER

N'aie pas peur^ je suis accompagné^ il Y 'ï trois ou quatre mouchards qui vont me suivre jusqu'à la rue Copeau.

(Il sort.) LA JEUNE FILLE seule.

Je tremble. .. il ne m'a rien dit ! (Elle va dans le tond

de la boutique.) Maximilieuî (Elle appelle de nouveau.) Maximilienl mon père est sorti. (Elle attend quelques moments en

silence.) Il ne me répond pas : nous sommes perdus.... MaxLmilien !

(Pâle de frayeur, elle se laisse tomber sur une chaise.)

ROBERSPIERRE, entrant.

Il est donc enfin parti ?

LA JEUNE FILLE

Ah ! viens près de moi.

ROBERSPIERRE

Eh bien ^ qii'as-tu ? d'où vient cette pâleur? Tu souffres ?

LA JEUNE FILLE

Mon ami... Maximilien... mon cher ami^ mon amour^ tu ne m'en veux pas... ?

Moi ! et pourquoi ?

LA JEUNE FILLE

Tu m'aimes toujours ?

ROBERSPIERRE

Eh ! sans doute.

LA JEUNE FILLE

Aloi's^ ']e ne souffre plus.

ROBERSPIERRE

Mais y d'où viennent ces craintes^ ces doutes ?

LA JEUNF FILLE.

Oh ! rien , c'est passé.

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