‹ Les septembriseursChapitre 278 sur 300 · SCENE IL · texte numérisé non relu

SCENE IL

ROBERSPIERRE

Mais encore ? voyons, (ii s'assied près d'elle.) Ma bien-

aiince y ouvre-moi ton cœur, (il lui prend les mains.)

A quoi pensais-tu

LA JEUNE FILLE

J'avais peur.

Tu avais peur que je t'aie quittée pour une autre?

LA JEUNE FILLE

Oh î non, ça n'est pas ça.

ROBERSPIERRE

Que craignais-tu donc ?

LA JEUNE FILLE

Tout à l'heure ta figure était si froide ! si sévère î

ROBERSPIERRE

Ma bonne amie^ tu sais bien que je suis toujours occupé.

LA JEUNE FILLE

Oui y mais quand tu as parlé de ia vertu...

ROBERSPIERRE

Eh bien ?

LA JEUNE FILLE

Eh bien!... j'ai dit^il ne veut plus m'ainier....

ROBERSPIERRE

Ne plus t'aimer !

LA JEUNE FILLE

Il sait que je suis coupable. . .

Toi, coupable!

LA JEUNE FILLE

Il va m'envoyer à la guillotine.

ROBERSPIERRE, riant.

Pauvre petite !

LA JEUNE FILLE

Je m'étais trompée, n'est>-ce pas ? oui ! tu m'aita es toujours.

ROBERSPIERRE

Oui, oui, oui. (Il lui donne un baiser.) La VertU

oui, je l'aime, elle est belle comme toi.

(Il prend à deux mains la tête de la jeune fille.)

Faire tomber cette jolie tète , ce serait un meurtre !

LA JEUNE FILLE

Pourquoi donc es-tu si triste depuis quelques Jours?

Page 1