SCENE IL
ROBERSPIERRE
Mais encore ? voyons, (ii s'assied près d'elle.) Ma bien-
aiince y ouvre-moi ton cœur, (il lui prend les mains.)
A quoi pensais-tu
LA JEUNE FILLE
J'avais peur.
Tu avais peur que je t'aie quittée pour une autre?
LA JEUNE FILLE
Oh î non, ça n'est pas ça.
ROBERSPIERRE
Que craignais-tu donc ?
LA JEUNE FILLE
Tout à l'heure ta figure était si froide ! si sévère î
ROBERSPIERRE
Ma bonne amie^ tu sais bien que je suis toujours occupé.
LA JEUNE FILLE
Oui y mais quand tu as parlé de ia vertu...
ROBERSPIERRE
Eh bien ?
LA JEUNE FILLE
Eh bien!... j'ai dit^il ne veut plus m'ainier....
ROBERSPIERRE
Ne plus t'aimer !
LA JEUNE FILLE
Il sait que je suis coupable. . .
Toi, coupable!
LA JEUNE FILLE
Il va m'envoyer à la guillotine.
ROBERSPIERRE, riant.
Pauvre petite !
LA JEUNE FILLE
Je m'étais trompée, n'est>-ce pas ? oui ! tu m'aita es toujours.
ROBERSPIERRE
Oui, oui, oui. (Il lui donne un baiser.) La VertU
oui, je l'aime, elle est belle comme toi.
(Il prend à deux mains la tête de la jeune fille.)
Faire tomber cette jolie tète , ce serait un meurtre !
LA JEUNE FILLE
Pourquoi donc es-tu si triste depuis quelques Jours?