LE CHIRURGIEN
Dans la nuit du lo au ii août, sur les dix heures, je fus appelé à Thôtel de Maillé^ ou je le trouvai, en effet, dans un état fort alarmant. Il avait deux larges blessures sur la partie antérieure du corps. Le premier coup sur le visage avait divisé le muscle frontal , le muscle orbiculaire des paupières et le sourcilier; l'autre, porté sur le moignon de Fépaule , avait divisé le deltoïde et le grand pectoral; le tibia de la jambe gauche était brisé d'un coup de feu. Il me fit promettre la plus grande discrétion. Dissimulant en effet l'indignation qu'excitait en moi la présence d'un homme qui avait combattu contre le peuple , je lui fis toutes les promesses qu'il exigea et me rendis sur-le-champ au comité de ma section pour y déclarer ce que je savais.
UN JUGE
Vous avez bien fait de panser ses blessures et de le dénoncer -, c'est ainsi que devait agir un ami de l'humanité et un bon patriote.