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foyers de localisations secondaires suffisamment volumineux pour devenir cliniquement appréciables.
Lorsque la présence du staphylocoque demeure permanente dans le sang, lorsque la durée de la maladie est suffisante, l’agent pathogène a le temps d’organiser à distance des lésions multiples communiquant à l'affection des aspects variables, suivant le siège et l'importance de ces déterminations secondaires : il s’agit alors d’une septico-pyohémie.
L’état septicémique peut même cesser et un de ces foyers métastatiques continuer à évoluer pour son
propre compte.
Etude clinique des staphylococcémies
Nous distinguons schématiquement 3 formes cliniques :
La forme suraiguëé;
La forme aigué;
Et la forme subaiguë qui parfois se prolonge tellement qu’elle mérite alors le nom de forme chronique.
L’AFFECTION SURAIGUË est souvent la conséquence des furoncles et anthrax de la face.
Le Professeur Lemierre a attiré l’attention sur ces staphylococcies malignes de la face « mère des staphylococcémies ».
Elle tue en quelques jours sans que le staphylocoque ait eu le temps d’engendrer des foyers de localisation secondaires suffisamment volumineux pour devenir cliniquement appréciable. A l’autopsie, le seul viscère sur lequel on relève des lésions macroscopiquement appréciables est le poumon.
L’AFFECTION AIGUË débute brusquement par de grands frissons, par une ascension immédiate de la température, par une sensation de faiblesse extrême, par des courbatures. Le malade prend tout d’un coup l’aspect d’un typhique; il est profondément abattu et adyna-
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mique, le facies exprime la stupeur, les lèvres sont fuligineuses, la langue est épaisse et saburrale.
L’abdomen se météorise, la rate se tuméfie ainsi que le foie; assez souvent il y a du subictère des conjonctives et même un ictère plus marqué des téguments.
Il peut y avoir de la diarrhée.
La température se maintient en plateau à 40° et plus, sans rémissions matinales. Il y a assez scuvent une dissociation entre la température et le pouls qui demeure à 90 et 100 pulsations à la minute.
Les urines sont rares, foncées, elles contiennent de l’albumine, de l’urobiline et même des pigments biliaires.
La prostration peut être permanente; fréquemment le patient est subdélirant. Enfin, habituellement l’auscultation des poumons permet de percevoir des sibilances disséminées et même des foyers de râles souscrépitants en un ou plusieurs points.
Bref, le sujet ressemble beaucoup à un typhique et l’on peut désigner cet aspect des staphylococcémies sous le nom de forme typhoïde. La mort en est la conséquence habituelle au bout de huit jours à 3 semaines.
Un certain nombre de symptômes peuvent se surajouter aux manifestations de linfection générale qui reste d’ailleurs prédominante.
Apparition d’un foyer pulmonaire soufflant compliqué d’un épanchement pleural séro-purulent où l’on trouve du staphylocoque.
Citons encore les infarctus septiques, les endocar-
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dites ulcéro-végétantes à prédominance mitrale, parfois une méningite.
Ces localisations constituent un facteur d’aggravation de ces infections.
La FORME SUBAIGUË des staphylococcémies est toujours ou presque toujours une forme pyohémique. Elle est caractérisée par une série d’exacerbations thermiques coïncidant avec l’éclosion de nouveaux foyers secondaires.
Son début est, soit brutal, soit insidieux.
A la suite d’un furoncle, d’un anthrax, on voit survenir des poussées fébriles irrégulières, d’abord entrecoupées de rémissions, puis qui se rapprochent et finissent par se souder les uns aux autres; le malade a des frissons, de la température, des transpirations, il maigrit, son teint devient terreux. Au bout de dix jours, quinze jours, trois semaines, on voit enfin se constituer une localisation secondaire dont le plus souvent le malade accuse l’apparition par des signes fonctionnels.
Les localisations sont très variables dans leur siège, dans leur ordre d’apparition, dans leur nombre. Certaines d’entre elles en raison de leur fréquence particulière ont un caractère de spécificité qui signe la nature de la septicémie.
Les localisations pulmonaires font rarement défaut à une période quelconque de la maladie.
Les bronchites, les broncho-pneumonies sont d’une grande fréquence.
Les abcès du poumon constituent des localisations
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importantes. Le diagnostic d’abcès miliaires du poumon ne peut être que présumé car l'examen radioscopique ne fournit souvent aucun éclaircissement en raison de l'existence concomitante d’un épanchement pleural masquant les lésions.
L'histoire clinique des abcès du poumon est souvent nulle. Quelquefois et notre observation personnelle en est un exemple, ils peuvent se tranformer en gros abcès du poumon avec expectoration purulente dans laquelle on trouve de nombreux staphylocoques.
— Les localisations rénales viennent également au premier rang, en raison de leur fréquence et de leur importance diagnostique.
La lésion la plus importante est sans contredit constituée par les abcès du rein.
La sensibilité du rein au staphylocoque n’est plus à démontrer.
La plupart des abcès sont des abcès corticaux qui font saillie à la surface de l’organe sous la capsule. Ils peuvent s'ouvrir dans le tissu cellulo-graisseux périrénal et aboutir à la constitution d’un phlegmon périnéphritique.
Cette pathogénie des phlegmons périnéphritiques est celle admise par les auteurs allemands, par le Professeur Lecène, Cleisz et Bergeret.
— Une autre conséquence des staphylococcémies moins connue, moins fréquente aussi est la prostatite suppurée mélastatique.
La forme pyohémique subaiguë des staphylococcé-