‹ Les sérothérapiesChapitre 15 sur 57 · Phisalix. — Société de Biologie, 1890. 29 F^évrier · texte numérisé non relu

Phisalix. — Société de Biologie, 1890. 29 F^évrier

SEROTHERAPIE ANTIVENIMEUSE

courants des solutions de venins, soit dans de la gdycérine à 50 7oi soit dans de l’eau salée à 7,5 "/oi ü ^ remarqué que la virulence du venin était considérablement diminuée. Non seulement les cobayes inoculés avec du venin ainsi modifié ont résisté plus longtemps que les cobayes témoins inoculés avec du venin pur, mais, dans un cas, un cobaye inoculé avec 1 mgr. de solution salée électrisée a pu supporter ensuite une dose de venin non électrisé, mortelle en moins de cinq heures pour un cobaye témoin.

Il semble donc que les courants à haute fréquence atténuent le venin de vipère et que ce venin ainsi atténué possède des propriétés vaccinantes notables. Cependant, cette atténuation par les courants électriques à haute fréquence, ^I. L. A. iSIarmier n’a pu l’obtenir dans ses expériences toutes récentes b Les résultats auxquels il est arrivé sont tout différents de ceux annoncés à la Société de Biologie par Plîisalix : aucune atténuation du venin n’a pu être constatée, malgré une dépense d’énergie considérable. INI. L. A. Marmier s’est servi pour ses expériences d’un mélange de venins que Galmette lui avait envoyé, et qui n’était autre que celui qui sert actuellement à l’Institut Pasteur de Lille à immuniser les chevaux pour obtenir le sérum antivenimeux.

Lorsqu’au lieu d’employer les agents physiques on fait appel aux agents chimiques^ on obtient des résultats plus remarquables encore.

D’après les recherches de Galmette, les substances telles que la soude, la potasse, l’eau oxygénée, les acides pliosphorique, sulfhydrique, chlorhydrique, les carbonates de soude et d’ammoniaque, le phosphate et le sulfate d’ammoniaque, l’eau iodée, bromée ou chlorée, la solution de Gram, le trichlorure d’iode, n’agissent pas sur le venin des serpents.

Dans son premier Mémoire de 1892 2, Galmette avait, de par les résultats obtenus dans ses recherches, vivemênt recommandé l’emploi du chlorure d’or. Il avait constaté, en effet, qu’il était possible, non seulement de protéger les animaux contre la morsure des serpents, mais encore de les en guérir, en leur faisant des injections sous-cutanées de chlorure d’or, qui forme avec le venin un précipité insoluhle. Il recommandait donc de s’opposer tout d’abord, autant que possible, à l’absorption du venin en interrompant la circulation veineuse entre la morsure et le cœur, à l’aide d’une ligature élastique ; puis d’injecter dans la plaie elle-méme, et tout autour, 8 à 10 centimètres cubes d’une solution de chlorure d’or cà 1 stérilisée ; chaque injection ne devant pas dépasser un centimètre cube

1. Marmier. — Annales de l’Institut Pasteur, 1896. 25 Août, p. 469.

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