‹ Les sérothérapiesChapitre 18 sur 57 · Galmette. — Le venin des Serpents, p · texte numérisé non relu

Galmette. — Le venin des Serpents, p

SEROTIIKRAPIE AISTIVENIMEUSE

macération, injectée à un autre lapin sans avoir été additionnée de sérum, détermina la mort en moins d’une heure.

Pour être complet, je vous dirai que Gibier par analogie plutôt que démonstration (il ne s’est pas, dans ses expériences contradictoires, servi de venins), a contesté l’exactitude de l’interprétation de llankin. Dans une série d’expériences, il aurait constaté que, chez le lapin, le chien, le col)aye, l’injection rectale de doses relativement massives de toxines diphtérique ou tétanique n’est suivie d’aucun effet apparent; de plus, l’injection rectale des mômes doses de toxines, répétée un grand noml)re de fois, ne produit aucune immunité vis-à-vis des toxines injectées. D’après lui, si les toxines sont absorbées au niveau de la muqueuse rectale, elles sont détruites au moment de leur passage à travers le l'oie, auquel elles parviennent par le système porte ?

.lusqu’ici, nous ne connaissons qu’un cas dans lequel le sérum préparé par Calmette' ait été employé chez l’homme. Le D'' Lépinay, directeur de l’Institut bactériologique de Saigon, a traité, par le sérum de Calmette, un Annamite mordu par un naja. La morsure, très profonde, siégeait à l’index de la main droite, à la première et à la deuxième phalanges. Une heure après la morsure, on fit une injection de 12 centimètres cubes de sérum. Le membre était déjà très enllé, contracturé et douloureux. Le lendemain, tous les symptômes d’intoxication et le gonflement avaient disparu ; il restait seulement un peu de raideur de l’articulation atteinte.

Cet exemple, qui fait contraste avec le cas d’une femme indigène qui, mordue également par un naja, mourut sans qu’on ait eu le temps d’intervenir, vous prouve que l’ellicacité du sérum est certaine et que je puis vous en recommander l’emploi dans le traitement de l’envenimation.

Quand vous vous trouverez en présence d’une personne mordue par une vipère ou un autre serpent, voici la conduite que, d’après Calmette, je vous conseille de tenir.

Serrez le membre mordu à l’aide d’un lien ou d’un mouchoir, le plus près possible de la morsure, entre celle-ci et la racine du membre.

Lavez la plaie avec une solution récente d’hypochlorite de chaux dilué à 1 gramme pour 60 d’eau bouillie environ, et titrant à peu près 0 litre 800 à 0 litre 900 de chlore par 1000 centimètres cubes.

Injectez ensuite, le plus tôt possible après la morsure, une dose de sérum antivenimeux dans le tissu cellulaire sous-cutané, au niveau du

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