Biggs. — Académie de médecine de New-York, 1895. 4 Avril
5. Morax. — Réunion générale des médecins de Suisse, Lauzanne, 1895. 4 Mai.
DOUZIEME LEÇON
1889-1894, elle est tombée à 5 0/0 en 1895-1896 ! De plus, la proportion des cas qui ont du être trachéotomisés est tombée de 34 à 13 0/0, et la mortalité après trachéotomie est tombée de 60 0/0 à 14 0/0 b
En Espagne, Julio Robert (de Madrid) ^ déclare que, tandis que ces dernières années la mortalité par la diphtérie a oscillé entre 80 et 86 0/0 pour îMadrid seulement, depuis l’emploi du sérum, 69 diphtériques traités ont donné 9 morts seulement, soit une proportion de 13 0/0. Si même on retranche 4 cas de mort survenue moins de 24 heures après l’injection, la mortalité est de 7,70 0/0 seulement. J’appelle votre attention, Messieurs, sur le contraste éclatant qu’il y a entre ces deux chiffres 86 0/0 et 7,70 0/0.
En Italie, Mya (de Florence) ayant traité 112 cas de diphtérie avec le sérum de Behring a eu 22 morts et 90 guérisons.
En Angleterre, Raw ^ a eu avec le sérum une mortalité de 12,5 0/0, dans un hôpital où elle était, pendant ces dix dernières années, de 47,4 0/0 en moyenne.
En compulsant les rapports hebdomadaires du Register General, Dixey a constaté que, pour la ville de Londres, le nombre moyen de décès hebdomadaires par diphtérie, calculé pour l’année entière, a été de 62,8 en 1893, de 51,4 en 1894, pour tomber à 39,5 pendant le premier semestre de 1895. Or, on a commencé' à employer le sérum antidiphtéritique à Londres en Juin 1894, et, dans l’année 1895, il était déjà d’un usage courant. Aussi Dixey n’hésite-t-il pas à attribuer à la sérothérapie le remarquable abaissement de la mortalité par la diphtérie, pendant le premier semestre de l’année 1895
Le « Medical Annual and practilionners Index w** de 1896 donne à l’article « Diplîtérien » une statistique portant sur 11 100 cas traités par le sérum, dont la mortalité moyenne a été de 15,4 0/0.
Mon collègue Ghantemesse, qui dirige la crèche de la diphtérie installée au Bastion 29, a reçu 167 malades, sur lesquels 107 ont été reconnus bactériologiquement comme atteints de diphtérie. Sur ce nombre il y a eu :
1° Diphtérie pure, 66 cas : 1 mort (enfant de 2 mois), mortalité 1,5 0/0.
2“ Diphtérie compliquée, 41 cas : 14 morts, mortalité 34 0/0.
1. Revillod. — Rcuuc medicale de la Suisse romande, 1896. Juillet.
2. Julio Robert. — Congrès de Gynécologie, d’obsiéirique et de pédiatrie, Bordeaux, 1895. Août.
3. Mya. — Sixième congrès de la Société italienne de médecine interne, Rome, 1895. Octobre.
4. Raw. — La diphtérie et le traitement antitoxique. British med. Journal, 1896.
5. Dixey. — Communication à V Association médicale britannique, Londres, 1895. 30 Juillet, 2 Août.
6. Ghantemesse. ■ — ■ Extrait du rapport sur le Traitement de V Erysipèle et de la Diphtérie au Bastion 20.
SÉROTHÉRAPIE ANTIDIPHTÉRITIQUE
Mortalité moyenne des deux groupes de la diphtérie : 14 0/0.
Le nombre des malades âgés de un an et au-dessous a été de 49 :
20 fois la diphtérie était compliquée, 6 morts.
29 fois la diphtérie était pure, 1 mort.
Mortalité moyenne des nourrissons diphtérif[ues, 14 0/0.
Les résultats du Tubage ont été les suivants :
Diphtérie pure G cas, 1 mort.
Diphtérie compliquée 13 cas, 10 morts (sur les trois enfanls guéris deux ont dù être trachéotomisés).
Quant à la Trachéotomie^ elle a donné :
Diphtérie pure 0, mort 0.
Diphtérie compliquée 6 cas, 3 morts.
Des En/lhèmes ont été oljservés dans un certain nombre de cas cpii se répartissaient de la façon suivante :
Di[)htérie pure 19 fois sur GG cas.
Diphtérie compliipiée 9 lois sur 41.
Tous les petits malades entrant au Bastion recevaient une injection pi’éventive de sérum antidiphtéritique. Cette pratique a donné d’excellents résultats, puisqu’aucun cas de contagion intérieure n’a été observé. Seuls, deux élèves du service, f(ui n’avaient jamais reçu de sérum, ont été atteints par la diphtérie.
Berlioz (de Grenoble) ', donne une statistique de 2.3G cas ((ui ont fourni 3G décès, soit une mortalité globale de 13 0/0. En retranchant 21 décès survenus moins de 24 heures après l’injection, on a un total de 14 décès, ce qui fait une mortalité de 5 0/0.
Enfin, il y a quelques jours à peine, mon confrère Monod’, directeur de l’hygiène et de l’assistance publique au Ministère de l’intérieur, a déclaré à l’Académie de médecine, que la statistique mortuaire de 108 villes de France, ayant plus de 20 000 habitants, et représentant un total de 8 150 000 individus, indique, que pendant le premier semestre des années 1888-1894 la mortalité totale par diphtérie a été de 2.G2 en moyenne.
Pendant le premier semestre de 1895, cette mortalité est tombée à 904, soit une diminution de 65,6 OjO.