‹ Les servantes de Dieu en CanadaChapitre 28 sur 59 · DU BON PASTEUR · texte numérisé non relu

DU BON PASTEUR

recueillait 61 pénitentes, et l’école ouverte comme moyen de ressource pour la Communauté donnait une instruction chrétienne à 51 élèves.

Plusieurs évêques des Etats-Unis ont également introduit dans leurs diocèses les admirables Sœurs du Bon Pasteur. Elles ont maintenant des refuges à Louisville, à St. Louis et à Philadelphie ; 45 Religieuses s’y dévouent à la tâche ingrate d’initier aux austérités de la vertu des cœurs flétris; et elles ont entre ces trois villes 110 pénitentes, qui leur dorment beaucoup de consolations. A Louisville, ou les Sœurs d’Angers arrivèrent en 1844, elles ont même formé avec les plus saintes de leurs pénitentes une Communauté à part, sous la règle de Ste. Thérèse ; et ces Madeleines sont aujourd’hui au nombre de dix.

Nous sommes déjà touchés du dévouement de ces

chastes épouses de Jésus-Christ, qui se consacrent à apprendre aux enfans à connaître leur père qui est dans les creux ; ou qui s’étant privées pour elles-mêmes des douceurs de la maternité, se font avec joie les mères et les servantes des orphelins, dont l’innocence plait à leur innocence. Nous admirons celles qui se font les compagnes inséparables de la contagion et de la maladie, respirant, par prédilection, les miasmes putrides des hôpitaux, pansant les blessures saignantes, soutenant la décrépitude, surveillant la folie ou la caducité. Mais que penser des Religieuses qui choisissent la compagnie des personnes les plus dégradées de leur sexe, afin de rapporter au bercail ces brebis égarées ; la vertu recherchant le vice, la pudeur sollicitant le dévergondage par

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