ART RES
cettes, la Belgique ne pratique pas notre système automatique, les préparateurs du budget peuvent se rapprocher antant que possible de la réalité, tenir compte des événemeuts les plus récents. D’autre part, les dépenses se sont certainement accrues dans de fortes proportions, et plus rapidement que les recettes. Mais la cause principale réside daus le manque de corrélation comptable entre les recettes et les dépenses, dans l'impossibilité de connaître exactement les conditions de Pexploitation. La comptabilité des chemins de fer belges présente les caractères de la plus grande confusion. Au lieu de distinguer avec sois cette comptabilité de la comptabilité générale de l’État, il semble qu’on ait tout fait pour les enchevêtrer. A l’heure actuelle, les crédits relatifs aux chemius de fer se trouvent disséminés dans 5 budgets : celui de la dette publique pour les pensions, anvuités, charges en intérêts et amortissement de la dette spéciale au chemin de fer qui, elle-même, se trouve confondue dans la dette générale de l'État ; le budget des recettes et dépenses pour ordre, pour les recettes revenaut aux compagnies dont l’État exploite les lignes ; le budget des dépenses extraordinaires pour les crédits relatifs aux voies et travaux, à l'acquisition du matériel ; le budget des chemins de fer pour les dépenses d'exploitation; enfin le budget des voies et moyens pour les prévisions de recettes.
Les inconvénients, résultant de cette confusion, seraient atténués si.un compte général faisait ressortir la situation exacte du chemin de fer, Mais ce compte lui-même n'existe pas, et les documents présentés sous ce titre, loin de pré-