TOR
nomie. Nous avons fait voir plus haut, comment une bonne application de la science des comptes aboutissait à assurer à l’entreprise une gestion conforme à son but. Cette réforme a une portée générale, et s'étend à tous les services publics dont elle permettrait de suivre le ‘développement.
Dans son rapport général, sur le règlement définitif des budgets de 1907, 1908, et 1909, paru en 1913, M. Emmanuel Brousse, député, constate cette importance des écritures budgétaires : « Lorsque l’on considère quelle importance revêt une comptabilité bien ordonnée, dans une entreprise industrielle ou commerciale la plus modeste, il est aisé d'imaginer quel rôle capital doivent jouer dans un État moderne les écritures budgétaires. C’est par les écritures que sont connus les Services publics, leurs développements, leurs besoins ; les écritures budgétaires enseignent de même quelles sont les ressources fiscales d’un pays, quelle richesse se développe ou au contraire disparaît, et quelle catégorie de citoyens supporte l'impôt... Elles appreunent au Parlement à quel emploi ont été appliqués les deniers publics, et lui permettent de contrôler si ses volontés ont été respectées. C’est par les écritures budgétaires qu’il apprend si des économies peuvent être réalisées dans un Service, ou si tel autre, au contraire, demande à être plus amplement doté. C'est par les écritures budgétaires, enfin, que l’on peut connaître avec précision la limite dans laquelle
les besoins de l’organisme administratif concordent avec les ressources fiscales ».