‹ Les Services Industriels de l'État et Leurs Méthodes FinancièresChapitre 9 sur 28 · LORS · texte numérisé non relu

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des chemins de fer. Ainsi, en 1889, les recettes s’élevèrent à 321 millions de marks, pour retomber l’année suivante à 311 millious; en 1900 elles atteignirent la somme de 549 millions de marks, et, en 1911, 503 millions seule ment. Les évaluations de recettes, malgré toute la perspicacité des préparateurs des budgets, s'écartent dans des proportions énormes des résultats définitifs. Tantôt les recettes réelles restent en dessous des prévisions : 10 millions de marks en 1891, 45 en 1892, 83 en 1901 ; tantôt les rentrées sont de beaucoup supérieures aux évaluations primilives : de 1895 à 1899, les écarts sont respectivement de 52, 76, 78, 60, 59, et 33 millions de marks. Une loi, du 30 mai 1903, a essayé de remédier à ces fluctuations incessantes, désastreuses pour les finances de l'État, par la constitution d’un fonds de réserve, sorte de volant compensateur qui emmagasine les excédents dans les années prospères pour les restituer dans les années de disette. Le principe était excellent ; mais la constitution de cette caisse, au sein même du budget général, la confusion encore des finances industrielles et des finances de l'État, ont abouti à ce résultat quelque peu paradoxal : pour constituer une réserve à uu Service qui lui procurait plusieurs centaines de millions par an, l'État a été obligé de recourir à l’em. prunt (1) !

(1) M. de Miquel, en Prusse, a essayé de se préserver du contrecoup de trop bonnes recettes sur le budget lorsqu’elles sont transitoires, passagères, accidentelles. Dans les années de prospérité les recettes des chemins de fer augmentent considérablement, et Les Parle-

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