‹ Les sèves originairesChapitre 17 sur 44 · AUTOMNAL · texte numérisé non relu

AUTOMNAL

Je t'admire des terrasses Sous qui se rengorge Octobre, 0 pays vraiment peu sobre, Tout en vastes lignes grasses.

Dans sa lourde couleur rouge

De labour et de fougère,

La nature bocagère

Prend des airs défaits de gouge.

Ravageant les étendues De leurs chants opiniâtres, Sur les bois mous et noirâtres Les Vents ramènent les nues :

C'est la languide tristesse Du sempiternel automne Qui rabâche, monotone, Sa folie et sa détresse ;

C'est la plainte misérable Qui s'exhale de la terre Et dont l'esprit solitaire ' S'abuse à créer la fable ;

C'est l'horizon qui s'endeuille ; La rude et physique angoisse Du vent qui te plie et froisse Comme un bois perdant sa feuille

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