AUTOMNAL
Je t'admire des terrasses Sous qui se rengorge Octobre, 0 pays vraiment peu sobre, Tout en vastes lignes grasses.
Dans sa lourde couleur rouge
De labour et de fougère,
La nature bocagère
Prend des airs défaits de gouge.
Ravageant les étendues De leurs chants opiniâtres, Sur les bois mous et noirâtres Les Vents ramènent les nues :
C'est la languide tristesse Du sempiternel automne Qui rabâche, monotone, Sa folie et sa détresse ;
C'est la plainte misérable Qui s'exhale de la terre Et dont l'esprit solitaire ' S'abuse à créer la fable ;
C'est l'horizon qui s'endeuille ; La rude et physique angoisse Du vent qui te plie et froisse Comme un bois perdant sa feuille