‹ Les sèves originairesChapitre 24 sur 44 · DECORS · texte numérisé non relu

DECORS

d'après Longus

« Ils souffraient, ils voulaient quelque chose et ne savaient ce qu'ils voulaient ».

Amyot trad.

« L'air est plein d'un doux bruit de mouches, d'hirondelles

(( Les pins sont grésillants de cigales nouvelles ;

« Tout chante, dit Daphnis, sauf ma flûte de buis.

(( L'arbre est couvert de fleurs qui bientôt seront fruits,

(( Il reverdit de sève et, plein de langueur triste,

« Aux plaisirs du printemps mon corps fiévreux résiste !

u Comme si je brûlais je me jette au ruisseau,

« Sans raison : le remède, hélas, n'est pas dans l'eau,

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(( Dans un breuvage, ou dans un chant, ou dans un ch « Je ne sais quoi de tendre et de cruel m'alarme. « La cause en est Chloé dont l'image me suit. u 0 rsymphes, ô dieu Pan, guérissez mon ennui, u A.pprenez-moi comment l'aimer, celle que j'aime, u Et que je ne sois plus languissant, faible et blême, u Et que je comble enfin son désir et le mien ! »

Chloé, non loin de lui, d'un fil aérien

Qui dans ses doigts glissait, grossissait sa quenouille.

EUe observe Daphnis et le fuseau s'embrouille ;

Mais Chloé l'abandonne et gémit sourdement :

« Que peut-on faire plus pour devenir amant? »

u Ta langueur, dit Daphnis, ta mollesse et ta fièvre

« T'ont pâli le visage et desséché la lèvre,

« Ta joue a la couleur adorable du lis.

(( >"otre âme est comme un vin dont les tonneaux remp

« Nouvelle cuvaison, grondent pendant l'automne

« Et qui, plein d'un désir confus, gonfle et bouillonne.

IMAGERIES D'AMOUR i33

(( Ainsi nous aspirons à l'amour inconnu.

« Je ne veux plus baiser ta bouclie et ton sein nu :

« Ces jeux sont irritants et vains, ma chair s'en lasse.

« Je rêve d'un amour plein de joie et de grâce

(( Où la chair soit heureuse et l'esprit reposé.

(( Enseigne-nous, Eros ; ton art est malaisé ! »

Tels les adolescents gémissaient sous l'ombrage. Philétas, vieux berger souriant, digne et sage, Vêtu de poil de chèvre, en retrournant du pré Marchait vers eux, vermeil sur le couchant pourpré. Et, noble comme un dieu, souriait vers le couple. Un chien le précédait avec son grand bond souple.

Il dit : — « Dans mon jardin délicieux et vert. Fleuri, planté de myrte et tourné sur la mer. J'ai vu, peu soucieux de mon soin pour les roses. Un petit enfant nu, prenant d'exquises poses Au milieu des massifs qui foisonnaient de fleurs. Il jouait dans mon clos lumineux, plein d'odeurs,

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Cueillait les grains de myrte et rompait les grenades.

Je levais mon bâton pour punir ses bravades

Quand je ^'is un menu carquois battre son flanc.

]1 s'approchait de moi nu, délicat et blanc

Et me lançait des grains de m^Tte et son sourire.

Or, je ne sais comment, je mollis comme cire,

Je m'apaisai, mon cœur s'attendrit, mes vieux bras

Se tendirent vers lui non sans quelque embarras.

Je lui disais : « Tu peux, enfant, venir sans crainte ;

« Ma colère par tes sourires s'est éteinte

« Et par ce grain subtil que ta main m'a jeté.

u Tu pourras si tu veux sans attendre l'été

(( Cueillir, pour en jouer, les figues quoique vertes,

« Les grenades que les chaleurs n'ont pas ouvertes

(( Et je te laisse encor les fleurs, mon doux loisir :

« Qu'il soit livré, ce clos soigneux, à ton plaisir !

a Mais pour prix laisse-moi te baiser sur la joue :

« C'est peu, ce m'est assez. ))

Le mutin fit la moue D'abord, puis modula d'une légère voix Qui passe en pureté le rossignol des bois :

IMAGERIES D'AMOUR i35

(( Les baisers, Philétas, m'enchantent, mais prends garde!

(( Suffit-il pas qu'on te sourie et te regarde ?

« Mon baiser est parfois un don trop malséant.

« 0 vieillard Philétas, prends garde à cet enfant

« Qui, te lançant des grains de myrte sur la face,

« T'a comblé de douceur et pénétré de grâce !

(c N'en exige plus rien. Tu le connus jadis ;

(( C'est lui qui t'envoya la vierge Amaryllis

« Quand résonnait l'appel nocturne de tes flûtes

(( Dans une ombre amoureuse. Il fît que vous vous plûtes

(( Et c'est lui qui le soir sous un olivier vert

(( Vous unissait, bercés au rythme de la mer.

(( Tu ne peux maintenant, plein d'une folle envie,

(( A ton âge, tenter ces jeux où je convie

a Par tel secret détour, tel stratagème sûr

« Tout ce qui vit : dans l'eau, sur terre et dans l'azur,

(( Pour que sans fin le monde entier se renouvelle

(( Dans sa jeunesse ardente, harmonieuse et belle.

« Mais observe, plutôt, ton délicat verger ;

(( Écoute la fontaine au murmure léger,

(( Vivifiant le sol de ses caresses lentes,

(( Circonscrire et baigner les arbres et les plantes.

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« Jamais vit-on plus belles fleurs qu'en ce jardin ?

({ C'est que l'eau qui l'arrose est celle de mon bain.

« J'unis d'abord deux jeunes gens dans les prairies ;

« Daphnis mène Chloé loin de vos bergeries ;

(( Puis je viens me baigner ici chaque matin.

u 0 Philétas, sois satisfait de ton destin!

« L'Amour qui te comblait, te reste favorable

« Et fait courir cette eau d'argent parmi ce sable ! »

Ayant dit, notre enfant sur un arbre a sauté

D'où son vol s'est enfui dans le jour argenté.

Je suis vieux et déjà mon dos courbe sous l'âge,

J'ai quelque sens aussi, c'est mon seul avantage ;

Je jure que l'Amour prend soin de vous, amis,

Et c'est sa volonté qui vous a réunis. »

Philétas souriait du récit ; un silence, — Parmi le crépuscule où la clarté balance, Comme une fleur livrée à quelque léger vent, Son sourire affaibli, limpide et nonchalant, - "Un silence tenait le groupe sous son charme. Chloé joyeuse avait senti sourdre une larme

Dans ses cils, pour avoir entendu le berger; Daphnis voyait sans fin dans le ciel voltiger Des oiseaux se cherchant d'amoureuses querelles. Par-delà les rameaux verdis de feuilles grêles On surprenait le flot gémir plus doucement, Sur le sable perlé, que ne fait un amant. Une vague mollesse éparse dans l'espace Alanguissait le soir, les eaux, l'heure qui passe ; Il s'exhalait des champs un immense soupir Comme si l'animal venait de s'assouvir Et de sui\Te le vieux conseil de la Nature. La terre gémissait, efFrayamment impure, Et pendant qu'étonnés des millions de voix Qui sortaient des rochers, de la plaine et des bois Les bergers observaient Éros et ses ouvrages, La mer folle d'ardeur s'écrasait sur les plages.

Gorge ouverte, Chloé goûte l'ombre, et sommeille Dans le bonheur léger de sa grâce vermeille.

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Les baumes de l'été la flattent ; endormis

Et vaporeux, les flots lui rendent son Daphnis

Qui ruisselle du bain. Daphnis, un peu farouche,

L'étreint. puis auprès d'elle en soupirant se couche

Et, comme les troupeaux broutent près de la mer

Un herbage salé, délicieux, amer.

Qui les retient longtemps sur la même colline,

Les deux adolescents goûtent l'heure divine,

L'heure inconnue où tremble on ne sait quel espoir.

Pourtant Chloé moqueuse a ri. Dans le miroir

Des yeux de son amant son visage se double :

Elle rit. Elle rit encore de l'air trouble

Et boudeur de Daphnis auprès d'elle couché.

Elle rit de l'entendre, adorable, penché

Pour gémir un secret au creux de son oreille :

« Ton baiser m'est parfois piquant comme une abeille;

(( Je suis triste. L'Amour nous leurre dans ces jeux

« Où nous n'éprouvons rien que désirs orageux ;

« Notre sang tour à tour, par lui, brûle et se glace,

(( Et pourtant je reviens près de toi, je t'enlace

u Et ta lèvre a le goût d'une gaufre de miel :

(( Tu fais mal et plaisir. )>

D'un coin très bleu de ciel Que laisse ouvert le pin touffu qui les ombrage, Se glisse une hirondelle au rapide sillage A la poursuite d'un insecte. Elle s'enfuit. Or, Chloé dans sa robe entend un léger bruit Et susurre à Daphnis dont l'épaule l'effleure : « Approche-toi ; mon âme aussi désire et pleure. « Écoute-la se plaindre. »

Et Daphnis étonné, L'oreille sur la gorge au pli peu dessiné. Saisit un remûment et bientôt un murmure. Plus hardi, découvrant la gorge ronde et pure. Il trouve une cigale au creux subtil du sein Et, moins naïf, suivant il ne sait quel dessein. Baise plus âprement la peau tiède et l'oublie. Verte sur la blancheur fraîche de son amie.

CLORiNDE OU LA GUERRIERE

CLORODE

« Ses blonds cheveux tombant sur ses épaules et son beau visage découvert firent voir à tout le monde une fille au milieu du champ de bataille. »

Le Tasse, Jérusalem délivrée, livre III.

u 0 splendide horizon ! Plus qu'à moitié détruite, « Vois le nuage blond que fait l'armée en fuite, « Et, de notre chemin jusqu'aux ors du couchant, « Ce tas de morts navrés dans cette plaine en sang, « Fumeuse, et reflétant dans sa chaude poussière « Les clartés d'un soleil glorieux, ô guerrière ! a Jérusalem est sauve, et c'est grâce à ton bras ! » Glorinde vers Argant ne se retournait pas

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Mais songeuse et suivant des yeux la bande noire

Des corneilles, sentait le néant de la gloire :

(( J'ai servi le repas des sinistres oiseaux,

(( Dit-elle, et rien de plus ; d'hommes, j'ai fait des os ! ))

Des clameurs de liesse arrivaient à l'oreille ;

On approchait des murs de la Ville vermeille

Dont les cloches chantaient dans le soir triomphal

Et l'Amazone, droite et piquant son cheval.

Ralliait aux reflets pourpres de son armure

La troupe où grandissait un superbe murmure,

En sorte que l'éclair des armes et ces voix,

Les trompettes sonnant joyeuses à la fois,

Les cloches, les boucliers qu'on frappait en cadence.

Parmi la pureté de la lumière immense

Tout tendait à la Vierge en corselet d'airain.

Équestre, haute, dure, au mouvement serein,

Que le soleil vêtait, silhouette qui bouge.

D'un halo rayonnant et d'une splendeur rouge.

Comme on voyait déjà les ponts de la Cité, Ses tourelles fusant au ciel illimité,

CLORINDE i45

Ses palais qui tassaient partout leurs blanches masses,

Ses dômes que l'azur noyait, et les terrasses

Offrant, ô volupté, leur repos aux guerriers

D'un grand signe de palme et d'un bruit de lauriers,

L'Amazone, — tournant sa face vers l'armée

Bruyante, de délire et d'orgueil enflammée,

Pendant que les soldats faisaient un cercle prompt, —

Éleva son épée au-dessus de son front :

(( Mes amis, la journée est heureuse, dit-elle.

(( Comme devant un aigle une faible hirondelle,

« Les étendards chrétiens ont fléchi devant vous ;

u La victoire a servi l'équitable courroux

(( Et je vous sens grisés de l'odeur mortuaire

« De ces champs que la nuit va couvrir d'un suaire

« Et d'où nous ramenons, par nos chevaux traînés,

« Les butins opulents, les hommes enchaînés,

« Et la gloire attachée au triomphe des armes.

« Mais que la Yille, avec ses attraits et ses charmes,

« Ses femmes, ses festins, ses musiques, ses jeux,

« N'aille pas amollir vos esprits courageux !

(( L'ennemi reviendra, plus terrible et plus rude ;

(( Sa foi n'est-elle point comme la certitude,

lO

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(( IVe peut-elle, essayant un effort surhumain,

(( Ramener contre nous les forces du Destin

(( Et faire à son armée en folie, innombrable,

« Gagner Jérusalem, blanche reine du sable !

« Pour le tombeau d'un dieu que de sang répandu !

« On dit qu'il était humble et doux, qu'on l'a vendu,

(( Puis cloué sur la croix, sans qu'il daignât se plaindre

(( Il guérissait l'aveugle et le muet ; sans craindre

u Son mal, pansait le corps ulcéré du lépreux

u Et son geste léger de Mage au malheureux

« Versait une ombre pure et toujours salutaire.

(( La parole paisible a provoqué la guerre,

(( Hélas ; le mot de Christ qui n'était que douceur

u Flotte sur les sanglants drapeaux de l'oppresseur ;

(( C'est au nom de la Croix, symbole du martyre,

u Que tous ces effrénés se pressent, en délire,

« Vers leur œuvre de hargne, et de haine, et de mort.

(( Notre vengeance exige un vigoureux effort,

(( Car l'ennemi, puissant comme un simoun, menace

« D'écraser notre armée ardente, sous sa masse ;

« L'Occident colossal vient sur nous ; il est sourd

(( Aux paroles jadis qui prêchèrent l'amour

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(( Et veut honorer Christ sans voir, dans sa bassesse,

(( Que par ces durs combats il l'immole sans cesse.

« S'il voulait regarder ce sable noir de sang

« Verrait-il pas qu'ici (vestige éblouissant 1)

« Où le dieu de la paix a sa sandale empreinte,

(( Nous défendons le droit et la justice sainte

(( Pendant que, renégat des doux enseignements,

« Il fait à ce Sépulcre un chemin d'ossements?...

« Ainsi, sans vous griser à chanter sa défaite,

{( Répandez-vous, soldats, parmi la Ville en fête,

(( Mais songez que pendant vos jeux et vos transports

« Des vaisseaux ennemis s'approcheront des ports

« Et qu'il dépend de vous, ô valeureuse armée,

(( De voir Jérusalem intacte ou décimée. »

Mais Clorinde écartait sa suite. Son cheval, Piqué, se dirigea vers les palmes d'un val Où le sable, rompant son aridité claire, Ornait d'un bosquet vert l'heure crépusculaire. Les pénombres du soir animaient doucement Le feuillage, enivré de son balancement,

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Qui dans cette fraîcheur du val à peine noire Semblait se dilater et s'ouvrir pour la boire. Gomme en toute contrée où le jour est sans fm, La lente nuit prenait son aspect argentin Et les bruits, dilués dans le tranquille espace, Répandaient des langueurs de sonorité lasse, Les cloches, quelques chants, des prières, des voix, Pendant que chevauchait Clorinde vers le bois.

Plus loin, où la clarté du jour reste enflammée, Les chrétiens dispersés rassemblent leur armée. De douleur, Godefroy soupire ; les lambeaux Des bataillons perdus rampent vers leurs drapeaux. Son frère Baudouin survit. Renaud (qu'Armide Retiendra sous son charme en un palais splendide), Guelfe, Etienne d'Amboise, Enguerrand, Boémond, Contemplent les derniers fuyards du haut d'un mont, Et Tancrède, qui songe à la belle ennemie Dont il croit voir encore, en son âme assoupie, La cuirasse d'acier et le geste hautain, Rêve dans le silence et paraît incertain.

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11 se plaît à revivre, après tant de journées

De rudes campements, de luttes obstinées,

Celle où Clorinde, seule et loin de tout secours,

Près du camp des chrétiens aventurait ses jours.

Tout à coup l'action distend partout ses groupes ;

Vers Clorinde et Tancrède apparaissent les troupes ;

L'Amazone se voit entourée, et les siens,

Qui poursuivent, déjà vainqueurs, les chefs chrétiens,

Ne pourront secourir à temps la jeune fille.

Elle frappe longtemps ; son glaive vole et brille,

Puis voyant l'ennemi partout la menaçant

Elle fonce, elle s'ouvre un chemin dans leur sang ;

Tel un taureau bondit sous l'attaque des dogues,

Tourne, de tous côtés, sa corne aux gueules rogues

Et leur fait face ; ainsi, par son glaive percé.

Le plus hardi recule ou tombe renversé.

Mais elle disparaît enfin... C'est la défaite

Et la fuite... A présent, Jérusalem en fête

Accueillait les vainqueurs, dans le rayonnement.

... Tancrède, morne et seul, plié par le tourment.

Suivait de la pensée et voyait dans son âme

La guerrière d'acier que le couchant enflamme

i5o LES SÈVES ORIGINAIRES

Et, sans pouvoir du joug d'amour se dessaisir, Caressait longuement sa peine, et son désir.

Sur la terrasse blanche où les brises limpides

Courent sur des bassins, qu'elles sèment de rides,

Inclinent le feuillage épais de l'oasis

Et versent sur nos sens, par leur fraîcheur saisis.

L'arôme amer et pur des plages maritimes,

Les décors somptueux du soir restent intimes

Et l'ininterrompu silence et le repos

Font l'âme peu à peu, abandonnant les os

Et détendue enfin aux soins qui l'ont suivie.

Flotter avec délice et savourer la vie.

Clorinde cependant restait triste aux jardins

Qui vers la mer tournaient leurs splendides gradins

Et dont la colonnade unissait aux beaux arbres

La pâleur espacée et laiteuse des marbres.

Exquises, bavardant im conte oriental,

Les eaux coulaient sans fin dans la nuit de cristal ;

A travers les clartés et sous l'arceau des branches

Des femmes circulaient, molles, roulant les hanches ;

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