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OMBRES ROMANTIQUES

Cette ode tourmentée, ô Schumann, est la tienne.

Elle prête au soir sombre, à la ville ancienne,

A.UX créneaux de la tour, aux pierres du vieux pont,

La voix évocatrice où leur âme se fond ;

Al l'eau qui circonvient la muraille rongée

La couleur de légende où le soir l'a plongée ;

Fait jaillir des jardins embrumés par la nuit,

^.u trille d'un oiseau, la source qui bruit;

Laisse exhaler sa voix à l'horloge plaintive,

Du, lasse de ce rêve, en sa fougue hâtive.

Elle appelle, au lointain de l'espace et du temps.

Les rudes cavaliers qui passent, éclatants,

F'rappant d'un sabot lourd et d'une ardente épée

Le soleil disparu derrière l'épopée.

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