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RYTHME DES MOISSONNEURS

Par les rayons desséchants Qui sous toi frémissent, Bel azur, dôme des champs, A nos travaux, à nos chants.

Tu seras propice !

Vois, quand le croissant d'acier

Dans les tiges taille La gerbe qu'on va lier Et battre pour le grenier,

La terre tressaille !

La terre frémit au jeu Des faucilles sûres Qui coupent, crissant un peu, Le rang vif des blés en feu, Multiples blessures !

0 cadence des saisons,

Grand rythme des choses.

En récoltant les moissons, Le temps venu, nous aidons Aux métempsycoses ;

Tout recommence et re^ient,

Tout se renouvelle Par l'efFet de l'ordre ancien.

Et la mort n'est qu'un lien, 0 vie éternelle !

Sur toi nous irons trancher.

Féconde rsature.

Les épis, qu'on voit pencher Autour de notre clocher.

Lourde nourriture.

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