‹ Les signes du tempsChapitre 117 sur 148 · CARACTÈRE DE CES MEMOIRES · texte numérisé non relu

CARACTÈRE DE CES MEMOIRES

compte de son témoignage et saluer en passant d'un rapide souvenir celle qui sut racheter, par rélévation de son âme , les erreurs et les fautes de sa vie privée.

Narcotiques et spiritueux. — Tabac, opium et haschisch. — Objections et réponses. — Débits (l'alcool. — Les buveurs d'absinthe. — Sur les boulevards. — Au faubourg Saint-Antoine. — Gandins et chiffonniers. — Artistes et gens de lettres. — Officiers et soldats. — L'ouvrier. — Anecdote. — Conclusion morale.

11 y a dans l'homme un sentiment indéfinissable et impérieux qui le porte constamment à sortir de lui-même, de l'étroit horizon qui l'entoure et qui l'oppresse, pour s'élancer à la poursuite d'une chimère bienheureuse, vaguement entrevue à travers le prisme de son imagination. Accablé de chagrins et de souffrances, de misères physiques et morales, quels que soient d'ailleurs le rang où Dieu l'a placé et la position qui lui est faite, il sent à tout instant du jour sourdre au fond de son cœur et filtrer goutte à goutte une source inépuisable de mélancolie. Il vit dans un habitacle de fange, et il rêve des palais d'or et d'azur; il est oppressé parla réalité, et il est tourmenté d'idéal et d'infini. Comment l'homme

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