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LES FÉTICHES LITTERAIRES

Beuve, à madame George Sand, à l'aîné des trois Dupin, à l'ombre de Balzac et de Béranger, et à tant d'autres, s'ils croient n'avoir reçu de M. de Pontmartin que des visites de simple politesse et de pure convenance de société. Que de fois la carte qu'il a déposée chez un des hauts barons de la littérature est devenue une assignation à comparaître devant le tribunal de la morale, du bon sens et du bon goût! La vérité est que M. de Pontmartin n'a eu d'indulgente faiblesse que pour les honnêtes médiocrités qu'on peut louer sans que cela tire le moins du monde à conséquence , pour les écloppés du champ de bataille littéraire, auxquels on fait un compliment comme on distribue la médaille de Sainte- Hélène. Cela coûte si peu ! Mais toutes les fois qu'une question de principes a été engagée, et qu'un éloge aurait pu ressembler à une défection, toutes les fois que M. de Pontmartin s'est trouvé en présence d'un homme d'une valeur et d'une influence sérieuses, d'une de ces « admirations qui égarent les littératures ou qui les abaissent', » il n'a pas craint d'attacher la corde au cou « de ces fétiches littéraires , » comme il les appelle, de les renverser de leur piédestal et de les traîner sur la claie aux regards ébahis de la foule qui leur prodiguait un encens banal. Il a déjà procédé à plusieurs exécutions de cette

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