Causeries du samedi, p
:J0 LES SIGNES Dl TEMPS.
nature. Aussi, fait assez remarquable, pendant que certains esprits reprochent à l'auteur des Causerm du samedi ses concessions à l'esprit moderne , à la littérature du siècle, au monde de l'université et des académies, d'autres prétendent « qu'il n'a qu'un médiocre enthousiasme pour les principes de 89, et que le temps où nous vivons est tout près de ressembler pour lui ù une décadence'. » Tandis que les uns lui font un crime de ne pas connaître les haines vigoureuses, et de n'avoir qu'une impartialité indulgente et polie fort voisine de la faiblesse, les autres le présentent « comme un critique partial, très-vif s'il s'agit de ses ennemis, très-indulgent s'il est question de ses amis ^. » M. Barbey d'Aurevilly s'écrie : C'est un Philinte! M. Cuvillier-Fleury : C'est un Alceste !
Qu'est-ce i\ dire , sinon que le charmant causeur du samedi possède à un rare degré cet heureux assemblage de qualités fines et sagement tempérées, de fortes croyances et de formes polies qui lui permettent d'allier une grande indulgence envers les hommes à une inébranlable fermeté sur les principes, et d'atteindre ainsi au véritable but de toute critique littéraire?
1. Jouiiiul des Débuts ilu G fé\riiT 1809, ail. de M. Cuvillier- Fleurj.