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LES ENFANTS DES SAINTS

d'hui même; pourquoi ils sont tous ainsi calmes, constants et résignés contre l'infortune, contre l'exil, contre la mort? C'est qu'ils n'ont jamais renoncé aux promesses du ciel ; c'est qu'élevés dans la foi à l'invisible, ils savent découvrir derrière l'ombre sanglante du Calvaire les radieuses splendeurs du Thabor; c'est qu'ils savent que leur jour viendra avec celui de Dieu, et que, si le présent appartient aux aventuriers et à leurs complices, l'avenir est aux enfants des saints.

Le 1 5 août. — La fête religieuse et l'anniversaire politique. — Le culte de César et le culte de Marie. — Fuyons au désert ! — Une pauvre église. — Le Te Deum au village. — Le paysan français. — Rêverie d'un promeneur solitaire. — Cantique de la solitude.

L'aube s'est levée toute brillante dans un ciel sans nuage; elle dore d'un rayon immaculé le faîte de la Basilique; les cloches chantent dans les vieilles tours leur plus joyeux carillon et annoncent aux lidèles la fête de l'Assomption de la Vierge Mère.

Et à l'aspect du ciel azuré, aux accents delà cloche pieuse, son âme s'ouvrit à l'espérance.

Il oublia ses tristesses, les misères du temps, les soucis delà politique, les appréhensions de l'avenir, pour ne songer qu'aux joies de cette radieuse journée, de ce double anniversaire religieux et national qui lui rappelait à la fois une des fêtes solennelles

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