Id
M. CLVILLlER-l LEIRV. il
Je viens de nommer M. Cuvillier-Flem'y, et ce nom me rappelle que je dois parler ici de deux volumes récemment publiés par lui , sous ce titre : Dernières études historiques et littéraires ', et qui appartiennent au genre que je passe en ce moment en revue.
M. Cuvillier-Fleury est un écrivain d'une valeur
incontestable; mais il a son cachet particulier, qui
n'est pas, tant s'en faut ! celui de M. de Pontmartin,
ni celui de M. Sainte-Beuve , de M. Nettement ou de
M. de Sacy. Il représente dans la critique ce que
madame de Genlis, avec laquelle il a d'ailleurs tant
d'affinités de talent et d'opinions^ représentait dans
le monde il y a un demi-siècle : la pédagogie. On voit
qu'il a été professeur, et qu'il l'est toujours un peu;
ses articles sont armés de la férule et revêtus de la
toge universitaire ; ils ne causent pas, ils enseignent,
et souvent ils morigènent , témoin ce passage où ,
après avoir apprécié le discours de réception de
M. de Falloux à l'Académie, M. Cuvillier-Fleury se
donne le plaisir de le refaire et d'indiquer à l'illustre
récipiendaire comment il aurait dû s'y prendre pour
rendre convenablement la physionomie de M. Mole:
« Ce n'était pas assez d'indiquer en passant, dans le
comte Mole , cette harmonie exquise de ses manières
et de son langage. L'orateur devait insister davantage