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LE GRAND CYllUS. 33
quelque chose de son enseignement philosophique; à voir le peu de place que l'éclectisme tient aujourd'hui dans l'estime des hommes, il est à croire que ce météore brillant et léger passera sans laisser nulle trace, après avoir ébloui pendant quelques années les regards de notre génération. Mais tant que dureront la langue et la nation françaises, tant qu'on tiendra en quelque estime la force morale et la véritable grandeur, l'esprit d'abnégation et de renoncement, tant qu'il existera au fond des cœurs quelques aspirations vers la beauté invisible et infinie, il se trouvera des lecteurs pour admirer « ces âmes aussi fortes que tendres qui, après avoir jeté tant d'éclat, ont voulu s'éteindre dans l'obscurité et le silence', » et pour rendre grâce à M. Cousin d'avoir évoqué les ombres pieuses et charmantes d'Aime de Bourbon, de Marie de Rohan, de Marie de Hautefort et de la sœur Sainte-Euphémie.
Après avoir mis en lumière quelques-uns des détails de la société du dix-septième siècle, M. Cousin a eu l'heureuse idée de la faire revivre dans son harmonieux ensemble, et de la peindre sous ses divers aspects, depuis l'aristocratie la plus haute jusqu'aux rangs inférieurs de la bourgeoisie. Le Grand C>jrus de mademoiselle de Scudéry lui a servi