‹ Les signes du tempsChapitre 21 sur 148 · Madame (le Huiitefuit · texte numérisé non relu

Madame (le Huiitefuit

de guide dans rexécution d'un semblable travail, et, chose remarquable , c'est pendant une longue et douloureuse maladie, toute application un peu forte lui étant interdite, qu'il est parvenu à lire et à résumer ces vingt-deux volumes très-compactes qui sont de nature à mettre en fuite tout un escadron de gens bien constitués et bien portants.

M. Cousin, il est vrai, était en possession du fil d'Ariane , c'est-à-dire d'une érudition éprouvée , pour se diriger au milieu de ce pêle-mêle d'aventures, de descriptions, de récits, d'épisodes, de portraits, de noms persans, grecs et arméniens qui font du Grand Cyrus un labyrinthe inextricable pour nous autres ignorants. 11 avait, en outre, une clef qui lui a ouvert bien des portes et donné le mot de bien des énigmes. Grâce à elle il a pu voir défiler devant lui tout le cortège de cette société incomparable : Condé, madame de Longueville, Christine de Suède, la marquise de Rambouillet et ses deux lilles, la belle Angélique Paulet, la comtesse de Maure, Montausier, Chapelain, Pellisson, Voiture et tant d'autres. 11 a pu assister au siège de Dunkerque, aux batailles de Rocroy, de Lens et de Charenton, et, au retour, participer à tous les divertissements chers à la société polie, aux ballets, sérénades, concerts, chasses et collations, surtout aux conversations de la rue Saint-Thomas-du-Louvre, aux samedis de

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