‹ Les signes du tempsChapitre 6 sur 148 · M. DE SACY · texte numérisé non relu

M. DE SACY

plicité de la forme, de nuancer avec art, de choisir avec délicatesse, qualités qui donnent au lieu commun un air de vérité piquante, et aux aperçus les plus neufs, les plus originaux, l'aspect de vieilles vérités. En un mot, tout le monde n'est pas M. de Sacy. On s'est beaucoup occupé , depuis deux ans , de ses Variétés littéraires , morales et historiques\ et nous aurions certainement mauvaise grâce à faire entendre une note discordante au milieu du concert d'éloges auquel toutes les voix de la presse ont participe à cette occasion. Il y a toutefois dans ces deux volumes certaines pages qui nous imposeraient bien des réserves, si nous devions leur consacrer une appréciation en toute règle. Malgré ses prétentions à l'orthodoxie, M. de Sacy a encore de nombreux préjugés rationalistes et libéraux. Comme il est indulgent pour les adversaires de l'Église, pour les Weiss, les Félice, les Salvador, les Damiron, les Jouflroy! Comme il est sévère pour M. Auguste Nicolas, pour M. de Gham})agny, pour Mgr Guillon, pour le comte de Maistre lui-même! Si donc nous avions à apprécier ici riiomme politique ou religieux, nous nous verrions sans doute contraint d'essayer quelques objections. Fort heureusementnous sommes plus à l'aise pour parler du lettré et pour rendre

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