‹ Les signes du tempsChapitre 68 sur 148 · LE CONGRÈS DES SOCIÉTÉS SAVANTES · texte numérisé non relu

LE CONGRÈS DES SOCIÉTÉS SAVANTES

Cette question nous intéresse. Nous l'avons déjà tilcurée en disant comment les devoirs de la vie rurale étaient compris et praticjués dans la vieille société française '. Qu'on nous permette de reproduire ici un aperçu et comme le procès-verbal de la discussion qu'elle a provoquée au sein du congrès.

Selon M. Duchastelier, délégué des Côtes-du-Nord et membre de l'Institut , l'émigration de la noblesse vex'S Paris n'a commencé à être sensible qu'à l'époque des guerres de religion : il attribue celte désertion des campagnes, qui n'a été que progressive, àl'intervention de plus en plus ambitieuse du pouvoir central. L'honorable membre a cité , à cette occasion , un précieux document retrouvé dernièrement aux archives de Saint-Brieuc, le Code paysan, envoyé au ministre Colbert parle duc de Chaulnes, gouverneur de Bretagne , et qui tendait , par les plus énergiques moyens de coaction, à ramener la noblesse dans les campagnes. M. Duchastelier s'est également appuyé sur la part immense que les communautés religieuses ontprise au défrichement du sol breton; la noblesse a aussi beaucoup contribué à cette œuvre en intéressant les paysans aux travaux agricoles. En Bretagne le paysan était bien moins le serf du seigneur que son heureux associé, et c'est là qu'il faut

Page 1