‹ Les Signes Oculaires de la ToxoplasmoseChapitre 14 sur 27 · AE · texte numérisé non relu

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— Soit une encéphalomyélite plus lente ($. pe VRIES), avec troubles nerveux à type convulsif; spasmes, crises épileptiques; hydrocéphalie ou microcéphalie en rapport avec la perturbation de la circulation intraventriculaire ou par destruction du tissu cérébral (hydrocéphalie interne ex vacuo); apparition de foyers de calcification cérébrale radiovisibles. Tous ces symptômes apparaissent durant l’enfance.

Soit enfin une encéphalite atypique causant des convulsions de groupes musculaires isolés ou des convulsions plus étendues, de la désorientation, une légère élévation thermique, une pleiocytose, mais sans signes d’irritation des méninges et sans lésions des nerfs craniens.

Certains auteurs ont rapporté des modifications du liquide céphalorachidien, mais il est encore difficile de relever, parmi les variations observées, celles qui pourraient fournir, par leur constance, un élément de diagnostic :

La tension est parfois légèrement augmentée (BRUGKNER), mais souvent normale (LELoNc, Binxmonsr, FRANCESCHETTI).

On a insisté sur la xanthochromie du liquide (BRUGKKNER, BAMATTER, DEKKING), mais ce caractère peut manquer (LELONG, PEsME, Binkxnorsr).

Une importante réaction cellulaire semble être de règle, surtout constituée par des lymphocytes; l’albumine a été trouvée à un taux soit normal, soit élevé modérément, de sorte que l’on a fréquemment observé une dissociation albuminocytologique.

Chlorures et glucose ne sont pas notablement modifiés.

Les réactions colloïdales indiquent la présence de lésions parenchymateuses. ‘

Le ToxoprAsmA est généralement difficile à mettre en évidence, soit par examen direct, soit après culture, mais plus facilement révélé par inoculation à l'animal.

Le signe le plus fréquent parmi les manifestations radiologiques de la toxoplasmose infantile est la présence d'ombres de calcification intracérébrales (DyKe l’a observé dans 8 cas sur 9). Le dépôt de calcium n’est pas une condition sine qua non, mais un signe fréquent et important. Dans leur aspect typique et caractéristique, les ombres de calcium sont petites, multiples, d'une taille de 1 à 2 mm,, irrégulièrement dispo-

sées, avec cependant une préférence pour les centres de la base et le thalamus.

Outre les ombres dues au calcium, on peut observer radiologiquement, soit une hydrocéphalie avec signes de haute pression intracranienne ou une hydrocéphalie interne sans augmentation de pression, soit la formation de bulles d’air dans le ventricule, après injection d'air (BINKkHorsr), soit des signes de microcéphalie ou de macrocéphalie. Enfin, Dyxe ct. d’autres auteurs ont décrit un épaississement progressif des os du crâne : le premier degré en serait représenté par une densification anormale du rebord orbitaire supérieur (FARNARIER).

La toxoplasmose peut enfin revêtir le masque d’une affection :

— pulmonaire : pneumonie atypique avec exanthème fébrile aigu;

— cardiaque : myocardite avec parfois épanchement péricardique.

— digestive : entéro-colite ulcéreuse (BAMATTER);

— sanguine : hépatomégalie, splénomégalie, modifications de la formule sanguine.

L'intérêt des signes biologiques réside dans le fait que, outre l'appui fourni au diagnostic, ils ont permis d'élargir considérablement le cadre de la toxoplasmose humaine :

Le est de neutralisation des anticorps tloxoplasmiques (SABIN) repose sur la constatation expérimentale suivante : le macacus rhésus inoculé avec une culture de ToxoPLasMA présente seulement un épisode fébrile et guérit en quelques jours spontanément. Par la suite, son sérum manifeste des propriétés nouvelles : si l’on inocule dans la peau d'un lapin le mélange matériel infectieux + sérum, lout se borne à une lésion cutanée, grâce à l'apparition d'anticorps protecteurs dans le sérum du singe.

SABIN et RUGHMAN, constatant que le sang de l’homme se comporte comme celui du singe, en firent un moyen de diagnostic rétrospectif :

Le matériel infectieux est réalisé par un broyat de cerveaux très infectés de souris, mis en suspension dans des quantités variables de liquide de Tyrode. Le mélange de o cc. 15 de ce matériel plus ou moins dilué avec o ce, 15 du sérum à

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examiner est inoculé dans la peau d’un lapin : avec le matériel pur, la lésion cutanée est entièrement formée en sept à huit jours, puis il se fait une généralisation mortelle; la dilution au 1/100 peut encore, si le sérum n'a qu'un faible pouvoir, déterminer une lésion, mais la dilution au 1 /1000 reste toujours sans effet, alors qu’en l’absence de sérum elle détermine toujours des lésions mortelles.

Dans la réaclion de firalion du complément, mise au point par WARREN et SABIN, l'antigène est établi avec une suspension de cerveau de lapin très infecté.

Chez le singe, la réaction apparaît positive de une à quatre semaines après l’inoculation, mais disparaît parfois dès le quatrième mois, alors que les anticorps persistent très longtemps.

Chez l’homme, les auteurs concluent du résultat de leurs expériences que la positivité de cette réaction paraît correspondre à la phase d'activité de la maladie : elle pourrait donc, à cette période, rendre des services pour le diagnostic rapide.

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